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 Trahison, disgrâce

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Lion cub

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MessageSujet: Trahison, disgrâce   Mer 27 Déc - 2:20

Trahison, disgrâce 

L'esprit du mal est marqué sur sa face 



[ft. King Nikititch ♥]

Ça n’était pas la première fois qu’ils se voyaient chez lui histoire de passer une nuit ou deux pour baiser comme des animaux. Cette nuit ne faisait pas exception et les deux hommes eurent tout le loisir de s’adonner à diverses positions, pour que Vladislav puisse mieux se saisir de la géographie de son corps comme agrandir son répertoire « Les positions favorites de mon lionceau ». C’était la subtile équation entre la violence, la douceur, la bestialité, l’élégance, le jeu et la complicité. Ils en avaient imprégné les draps en y transpirant et en y jouissant, tout comme leurs souffles erratiques et leurs odeurs de primates en rut avaient fini par empester la chambre d’une délicieuse odeur de fauve. C’était… Fantastique. Tellement bon de lui sucer la queue comme une petite salope et de le laisser démonter son cul sans répit avant d’atteindre l’extase pour reprendre à nouveau, encore et encore. Au réveil, il ne put que venir se faufiler sous la couette pour cajoler à nouveau sa bite pour bien faire, pour le réveiller et l’extirper de son sommeil avant de remonter pour l’embrasser tandis que ses précieux centilitres de foutre venaient glisser le long de son œsophage. Et comme d’habitude après cela, une douche – à deux, l’eau, ça s’économise avec ces deux là -. Puis, enfin, descendre dans la cuisine pour reprendre des forces. C’est là que Joseph réalisa qu’ils avaient pris leurs habitudes à deux… Car en plus de ça, il n’avait jamais été prendre son petit déjeuner sans être assis sur ses genoux de Daddy, à poil, dans le loft. Allons, il fallait remédier à tout cela. C’était sans doute le bon moment. Il retourna dans sa chambre pour enfiler un col roulé noir ainsi qu’un jean dans le même ton abyssal. Les vêtements de cette couleur étaient appréciables pour leur facilité à ne pas se laisser tâcher de façon visible. Il redescendit de nouveau dans la cuisine afin de débarrasser les restes de leur petit-déjeuner… Et son regard finit inévitablement par être attiré par la fenêtre juste au-dessus de l’évier.

Le tuer. Le garder.

… Le tuer…
… Le garder…


L’hésitation était… Douloureuse pour ce petit joueur, et il le savait. Coucher avec lui ne suffirait pas à satisfaire son désir pour le jeu. Comme d’habitude. Cela serait tellement ludique et artistique, de pouvoir dessiner sur une jolie feuille blanche, à grain et pressée à froid, des fleurs d’un rouge norvégien. Des tulipes pourquoi pas. Ou bien des roses. Le rouge serait un plus pour exprimer la passion dont sera pris l’étudiant à travers cette activité enfantine. Malheureusement… Il n’avait à ce jour pas trouvé le moyen de garder ce rouge éclatant, virant inévitablement vers un marron terne, dégoûtant. D’une mocheté pleine de poésie pourtant, reproduisant le schéma de la vie d’un végétal qui finit par mourir. Joseph pourrait-il interpréter ce cycle dramatique comme l’allégorie de sa passion ? Vive, rayonnante, haute en couleur… Avant de progressivement s’éteindre pour ne plus jamais revenir comme avant. Une passion aussi unique que l’éclosion d’un bouton de rose… Oui… La rose sera un excellent choix. Tout cela pour finir par  dépecer et démembrer en sanglotant comme un enfant. Les larmes pures et juvéniles d’un orphelin, glissant dans sa bouche entrouverte, baignant ses papilles d’une humidité salée en même temps qu’il répète en boucle ces mêmes phrases. Celles exprimant son désir de ne plus rester seul, d’être aimé. Et ceci alors que la pulpe de ses doigts s’excite, quand paradoxalement, ses mains restent d’une précision presque chirurgicale tandis qu’il fend l’épiderme de la peau glaciale d’un corps inerte.

Il n’avait jamais essayé de peindre… Est-ce-que cela serait réussi ? Bordel, ce genre de papier coûtait si cher en plus, ça le rendrait fou de rage de le gâcher. Et rien que ça… Suffisait à le mettre dans un grand état d’anxiété. Si fort… Au point de séparer son corps et de le couper du reste du monde. Désormais, il était là sans être là. Était aux côtés de Vladislav tout en étant ailleurs. Si ce dernier le touchait, il ressentirait la douceur de sa petite peau de lait mais Joseph lui, ne ressentirait rien. Le regard vide, il ne fixait plus la fenêtre donnant sur les rues du Queens à la première personne. C’était fréquent. Et les sentiments comme le stress, la peur, le désarroi ne faisaient plus sens. Dans ce genre de moment, ça n’était plus les défunts qui éprouvaient son insensibilité mais lui-même, et de plein fouet. Pour y remédier, il se rapprocha de Vladislav qui lui revint également habillé, l’enlaça tendrement, fort, contre lui. Lentement, il glissa son petit museau dans son cou, respirant bien plus fort, plus vite… Donnant même l’impression d’hyperventiler, pour progressivement… Ressentir de nouveau la fragrance de son parfum, la chaleur de sa peau comme la fermeté de ses muscles, le bruit de leurs respiration comme celui du rythme cardiaque de l’Alligator. Un doux rire s’échappa de ses lèvres, ses petits crocs vinrent s’amuser à tendrement grignoter l’une de ses carotides. Sa voix devint plus douce, plus basse aussi.

« … J’ai beaucoup aimé être avec toi. Vladislav, tu es… le meilleur partenaire de jeu que j’ai pu avoir. Mais quand j’ai ce genre de relation avec quelqu’un… Je ne peux jamais m’empêcher de penser à comment ça prendra malheureusement fin. »

En t’égorgeant et en buvant ton sang de fils de pute. Il recula son visage, venant l'embrasser très, très longuement. Maintenant que ses sens lui étaient revenus... Il avait l'impression de redécouvrir la douceur de ses lèvres qu'il avait pourtant dévoré tant de fois cette nuit. Un baiser goulu, bruyant, enlaçant sa langue tout contre la sienne. Il caressa sa joue, en lui souriant.

« C’est absurde, non ? A cause de ça, j’ai l’impression de ne jamais profiter de l’instant présent. »

...Et de ne profiter que de l’instant où je détruirai ta sale gueule de petit con prétentieux.

lumos maxima
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L'Alligator

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MessageSujet: Re: Trahison, disgrâce   Mer 27 Déc - 14:44

► ft Joseph Owen • Trahison, disgrâce


Ça, c'est en effet ce qu'il appelait passer une bonne nuit. Une délicieuse nuit qui s'était poursuivie par delà le matin. Il faut dire que depuis qu'il connaissait Joseph, Vladislav avait retrouvé un certain goût à la vie. Pas qu'il ait été dépressif par le passé, loin de là, mais tout de même l'homme avait perdu un certain éclat qui semblait refaire surface depuis quelques temps, plus brillant, plus tape-à-l’œil, plus radieux encore qu'autrefois. C'est qu'à peu près tout chez son jeune amant était absolument exquis, divertissant. Irrésistible... Il ne faisait plus l'effort de vouloir résister, difficilement pour alimenter le jeu mais sinon, il était bien trop tentant de céder tout bonnement à cette voluptueuse luxure avec lui. De la performance, mais pas que, ce serait à qui lessiverait l'autre le premier, qui s'évanouirait d'abord, lequel d'entre eux jouirait le plus de fois, le plus fort... Ça en devenait de la performance artistique, c'est cela oui. Cette nuit avait donc été particulièrement éreintante, mais au combien vivifiante pour son cœur, le salut de son âme... C'était il y a peu, et pourtant, il avait l'impression que la petite bouche de Joseph manquait terriblement à sa queue, déjà, si tôt... Cette délicieuse petite bouche qui lui avait fait tant plaisir sous les draps, pas même encore réveillé... Décidément, Joseph était bien le mieux placé pour savoir comment rendre son homme heureux, sans nul doute.

Et pourtant, cela ne pouvait durer. C'était inscrit dans l'ordre naturel des choses, même si cette fois-ci... Vladislav avait moins l'impression d'agir comme il aurait pu le faire d'ordinaire, avec un autre. C'était toujours à peu près à partir de ce moment, lorsqu'il venait imprimer son parfum, sa fragrance dans l'appartement d'autrui et ce plus d'une fois d'affilée... C'était le signe qu'il fallait que ça cesse, sinon quoi les complications allaient arriver et interférer avec son sens aigu de l'amusement. Jusqu'à aujourd'hui, il était un bon amant, s'il donnait l'impression d'être un bon petit ami ou encore l'époux modèle, ce ne serait jamais qu'un rôle venant de sa part, un rôle auquel il ne porterait aucune importance pour de vrai. Parce que... Oui, ça endiguerait son plaisir, sa liberté... Et rien au monde ne serait jamais plus important que cela en dehors de Pluton et cette chère dame Nature. Un jour, dans peu de temps, Joseph agira comme tous les autres, l'ennuiera, puis ils se détacheront dans les larmes ou l'indifférence, ça n'aura plus aucune valeur pour l'homme d'affaires car son esprit serait déjà bien ailleurs depuis un certain moment.

Toujours ce schéma, sauf que cette fois-ci les choses tardaient un peu plus. Fort bien. Parce que... l'Alligator devait bien admettre qu'il serait très fâcheux pour lui de perdre son petit lionceau malgré tout. Bien entendu, leur relation était extrêmement sexuelle, mais il n'y avait pas que ça. Joseph était un joueur, et un bon, il avait un certain caractère qui se mariait mieux au sien que tant d'autres. Il avait l'impression de pouvoir tout faire avec lui, de pouvoir encore lui soutirer tant de plaisir, de pouvoir le rendre toujours plus fou de lui... Même si son corps était particulièrement lourd ce matin, il éprouvait toujours ce désir, intact, pour le toucher de sa peau douce, celui de ses mèches tout en finesse... Et en échange, Joseph avait tant marqué, usé sa peau lui aussi haha. Ce lionceau qui se faisait les dents entre deux succions... Il était finalement retourné cherché ses affaires dans la chambre de Joseph. Ce parfum, Chanel aux fragments de fauve... Le Norvégien afficha un sourire avant de revenir à son amant de manière plus présentable. Il avait remis sa chemise blanche à peine portée la veille, ainsi que son pantalon noir assorti à ses chaussures on ne peut plus cirées. Est-ce que Joseph avait déjà terminé de déblayer et de faire la vaisselle ? Autrement, il lui aurait bien donné un coup de main baguée, ça lui aurait plaisir si si, vraiment.

Mais à la place... Ce fut Joseph qui le retrouva, venant directement se blottir au plus près de lui, entre ses bras... Bras qui se refermèrent plus ou moins naturellement sur lui, eh bien ça pour de l'affection... Le Norvégien sourit de nouveau, serrant même les dents, ravi, heureux qu'il était oui... C'était bon d'être enlacé de la sorte, apprécié, désiré, même après avoir servi. Une bonne façon de mettre un terme à cette entrevue, en attendant la prochaine. Allez, encore cinq, dix minutes...D'abord ce petit massage dans le cou, histoire que le lionceau se fasse une dernière fois les crocs sur sa chair. Son rire avait de quoi entretenir son sourire aussi, mais ses mots... Ah, Joseph, qu'est-ce que ce temps si digne de la tragédie grecque ? Tu as beaucoup aimé être avec moi ? Ça sonnait si inadéquat avec leur situation actuelle, ils n'étaient pas en train de se dire adieu, hmn ?

- ...

Silence. Le Norvégien ne broncha pas à ses premiers mots. Il soupira tout bas, en un fin sourire, quelque part fasciné de voir que Joseph partageait même ses pensées avec lui sur ce point précis. Aussi excellentissime partenaire de jeu qu'il soit lui-même, tout avait hélas une fin en ce bas monde. Même ce nouveau baiser qui caressait en plus de ses lèvres, son coeur quelque part. Ah... Vladislav soupira une nouvelle fois, tout bas, venant frotter sa joue contre ses doigts de jeune félin.

- Je ne sais pas si je dois être soulagé ou peiné d'entendre ainsi le fond de ta pensée.

Il hausse tout juste un sourcil, gardant le sourire alors qu'il vient lui caresser le haut de la tête, tranquillement, le forçant à se plaquer davantage contre son torse.

- Ce n'est pas absurde, après tout, tout début a une fin. En général, j'y mets un terme moi-même, que la partie adversaire soit consentante ou non.

Huhuhu, ah... Enfin, il ne comptait pas mettre présentement un terme à leur relation pour le moins intense. Le jeu en valait encore la chandelle, cependant... Il sourit, plus largement, presque narquois.

- Tu veux me quitter, c'est ça ? Il y a quelqu'un d'autre dans ta vie depuis des mois et je suis devenu un fardeau pour toi, quelle pénibilité...

Guahahaha, ah... Comme s'il pouvait y croire tiens. Ce serait cela dit si cocasse que ce soit effectivement le cas, mais ô combien décevant.

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Lion cub

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MessageSujet: Re: Trahison, disgrâce   Mer 27 Déc - 18:18

Trahison, disgrâce 

L'esprit du mal est marqué sur sa face 



[ft. King Nikititch ♥]


Dès lors que Vladislav lui revint, Joseph le détailla, de la tenue d’Adam il était repassé à la traditionnelle tenue du gentleman ; couverte et élégante. Sa chemise… Depuis le temps, Joseph avait pu en détailler les étiquettes, voir qu’il s’agissait de marques hors-de-prix ou bien de vêtements faits sur-mesures. Ça aussi… Le faisait paniquer. Car son délicieux adversaire s’habillait de façon luxueuse quand lui devait se contenter de boutiques lambda en ayant en parallèle, une foutue dette qui l’attendait pour avoir entamé sa 5ème année universitaire. Vladislav le narguait avec ça, il en était persuadé. Il n’y avait qu’à voir… Ce sourire hideux incrusté sur ses lèvres en lui revenant habillé. Se blottir contre lui était quelque part… Une façon de toucher ce luxe également. Hm… Est-ce-que ça paraîtrait louche qu’il lui demande de faire tomber la chemise histoire de la garder intacte ? Le sang était vraiment embêtant à faire partir, vous savez… Pour nettoyer une tâche de sang, il fallait être aussi rapide et rigoureux que lorsque l’on cachait un corps. Il ne fallait pas le frotter au risque de l’éparpiller encore plus, le tamponner pour l’aspirer était dès lors plus sage. Le mieux dans les deux cas était d’utiliser de l’eau de javel. Ça désinfectait et blanchissait n’importe quoi de façon remarquable.

Outre le désarroi ménager du petit lionceau, effectivement, Vladislav avait rapidement mis les choses au clair concernant leur relation. Elle n’irait jamais plus loin, ne deviendrait jamais sentimentale. Et en ce sens, Joseph devait dire qu’il en était pleinement satisfait. Si Vladislav en était tombé amoureux, ça aurait été d’une frustration… Parce que ce petit sanguinaire ne lui ferait jamais autant de mal qu’en le laissant tomber dans une dépression longue et douloureuse, un « chagrin d’amour ». Donc, en le laissant en vie. Et lui broyer la chair… N’aurait plus autant d’impact, aussi bien dans la douleur de sa victime que dans le plaisir du tortionnaire. Il le fixa lorsque Vladislav se frotta tout aussi félinement contre sa patoune de lionceau. Oh, tu hésites entre être peiné et soulagé ? Il sourit finement.

« … Remercie-moi plutôt de remettre les pendules à l’heure et de respecter tes conditions. Mais c’est drôle que tu m’en parles parce que… C’est toujours moi aussi qui y met généralement un terme. »


Il hausse un sourcil, le regard plus effronté, très très enjoué même. Loin de penser à une pseudo fierté à conserver en cassant le premier, un concept plutôt apprécié de nos chères dames par ailleurs, il était surtout amusé. Amusé parce que… Même si Vladislav décidait d’y mettre un terme avant lui, eh bien… Ça resterait Joseph qui fermerait la marche quoiqu’il arrive en fin de compte. La suite de ses mots… Lui arrachèrent un rire, mais un rire… Bien plus forcé qu’à l’habituel, bruyant, vide. Un sourire de duchenne également, qui marqua de contractions musculaires le contour de ses yeux devenus plus troubles. Il se décolle de lui, saisit un verre pour le remplir d’eau de moitié. Du coin de l’œil, il le fixe, hochant doucement la tête de gauche à droite. D’une voix douce, presque basse, il prononça ces quelques mots.

« Je ne pense qu’à ton visage depuis plusieurs mois désormais. Et j’y penserai toujours. De tous, tu resteras… Ma source de distraction préférée. »

Il but l’eau d’une traite, se tournant plus vers lui cette fois. D’une main, il vint essuyer la petite trace d’une fraîche petite goutte d’eau dans le coin de ses lèvres, sans jamais le quitter des yeux. Puis, Joseph déposa son regard derrière eux où trônait une table basse face au canapé.

« Maintenant, ne m’oblige pas à te mettre à la porte, ton portable est juste derrière toi, ne l’oublie pas en partant. »

Qu’il dit en le pointant, juste… Pour que Vladislav vienne naturellement… Tourner le visage pour suivre la direction de son doigt. Juste… Ça… Pour finalement venir exploser son verre contre sa tempe. Venir… Effacer tous ces bons sentiments amicaux qui résonnaient dans la pièce, pour à la place, amener le bruit dissonant et aigu du verre s’écrasant contre son visage.  

Putain. Oui. OUI.

Une vive douleur lui transperça la poitrine, celle de son cœur qui s’était brutalement mis à battre à toute vitesse sous le plaisir vivifiant de pouvoir… Déjà le faire saigner. Sa vue était devenue floue d’un coup sous l’extase, l’excitation, l’extraordinarité de cette opportunité. Mais il n’avait aucun mal à voir… Que le sang de Vladislav rejoignait déjà au sol les bris de verre éclatés. Profitant de l’effet de surprise,  il saisit une lame rangée dans le bloc à couteaux sur le plan de travail. Bordel… C’est déjà trop bon. Trop… Jouissif. Tellement qu’en un geste furtif, il cherche à planter la lame du couteau sur le côté de son cou, riant aux éclats.
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L'Alligator

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MessageSujet: Re: Trahison, disgrâce   Mer 27 Déc - 23:11

Ne lui dîtes pas que Joseph s'habillait sur le dos des dons faits à la Croix Rouge, il ne vous croirait pas car l'étudiant portait des habits plus que convenables pour un jeune de son âge. L'Alligator n'avait aucun mal de ce fait à voir à travers lui, déjà, la prestance nécessaire pour endosser le rôle, le costume de commercial. A dire vrai, bon certes oui il aimait ses chemises mais, passer à la version discount de celles-ci ne le dérangerait pas plus que cela. Ce n'était qu'une histoire de paraître, de jouer le jeu, toujours, absolument tout le temps. C'est ce que tout le monde attendait de lui, il n'avait fait que peaufiner cette image au fil du temps. Une image à première vue qui avait fini par se fondre en lui, mais jamais l'inverse. Joseph, lui en revanche, savait ce qui se cachait sous cette image, il en savait même déjà trop sur lui à son goût mais... Ça faisait du bien à l'Alligator aussi, parfois, de pouvoir relâcher la bride. Il faisait en sorte d'être lui-même en public, le plus qu'il le pouvait mais bien entendu, il y avait une énorme part de non-dits. Tout ce qui relevait du domaine du privé, et Dieu sait à quel point le sien était vaste. Qu'il s'agisse de Pluton, de sa profession la plus fructueuse, de ses activités nocturnes, enfin, de certaines pratiques qu'il ne pouvait décemment pas mettre en lumière.

Tomber amoureux, hmn ? Il avait cru une fois que ça lui était tombé dessus, mais ça n'avait été qu'une façade, il s'était leurré lui-même sur le propos. Dire « Je t'aime » n'était qu'une façon d'atteindre son objectif, d'obtenir ce qu'il avait souhaité soutirer à ce moment-là mais... Pour quel résultat en fin de compte. Il ne savait pas s'il était capable de tomber amoureux ou non en fin de compte, et la réponse à cette énigme ne l'intéressait aucunement. Son affection compensait, elle valait clairement - sinon plus - qu'un amour sauvagement jeté à la gueule pour espérer la réciproque. Non lui imposait ses conditions de jeu après avoir flairé un joueur dans l'âme, puis advienne que pourra, n'est-ce pas Joseph ?

Ce même Joseph qui le fit rire, narquois pour de bon. Il avait accepté ses conditions, oui, et rien que pour ça, rien que pour l'avoir prononcé aussi distinctement à voix haute, ça valait bien un peu plus de son affection pour lui, n'est-ce pas ? Enfin, dans tous les cas, ça lui ressemblait bien tiens de rompre en premier. Pas que Vladislav soit friand de le faire en premier, tout dépendait du contexte encore une fois, s'il y avait encore matière à exploiter ou non. Mais bien souvent, il fallait dire que... La partie adverse n'avait aucune raison de vouloir se passer de lui. Elle prenait son mal en patience cette pute, quitte à agoniser, avant de se manger sévèrement son verdict irrévocable en pleine bouche. Même pas le droit à une dernière faciale, non, ce serait trop d'honneur à lui accorder.

Mais bref, tout ça pour dire qu'il avait tout de même certains sentiments pour Joseph, et qu'il... Hmn ? Sans transition, Joseph commença à le surprendre d'une façon pour le moins... Moins agréable, j'en ai bien peur. Quel était le sens à tout cela ? Pourquoi ce rire forcé ? Non, il planifiait sérieusement... De le larguer finalement ? Mais pourqu... Cette expression sur son visage, bon sang... Qu'est-ce que cela signifiait ? Dans le fond, il avait envie de ne pas y porter d'importance mais... Tout avait si radicalement changé en l'espace d'un instant. Un changement trop brutal pour être parfaitement anodin, trop brutal pour être compris d'emblée également. Joseph, est-ce que tu vas bien ? Il n'y avait pas de raison qu'il aille mal enfin - surtout pas après une telle nuit passée ensemble hem - mais ces contractions... Est-ce qu'il hallucinait ? Bon. Okay. Il rejeta tout cela en bloc pour se concentrer sur ses mots, attentif. De tous ? Ça y est, tu commences à me comparer, je vois, je récolte la monnaie de ma pièce pour la dernière fois, quand j'ai moi-même comparé les performances de... Oh, alors c'était vraiment ça ? Il dut admettre qu'il manquait de compréhension pour le coup. Joseph... avait usé de ses bons services, le jeu était terminé de son côté. Pourquoi se contenter de si peu ? Est-ce que lui-même avait réellement envie de savoir ? Là, tout de suite, bien sûr que oui, ne serait-ce que pour connaître le fin mot si fin mot il y avait à cette histoire. La tension était retombée en lui, il se sentait las malgré un sursaut de bons sentiments mélangés, bafoués, mis à mal entre eux. Tu m'ennuies, Joseph Owen, et je suis persuadé que mon téléphone n'est pas derrière moi, tiens tu vois qu'il n'est pas l...

- ...

... Merde. Bordel... Tu veux rire mais, le plus drôle, c'est qu'il ressentait son téléphone dans sa propre poche. Merde, je vois... Je me suis fait avoir. Sur le moment, il ne pensait qu'à une plaisanterie, peut être parce que la douleur n'avait pas été immédiate. Son expression n'était que légèrement surprise alors qu'il clignait des yeux, il voyait très clairement le mur, l'armoire, il se dit qu'il ne devait pas faillir, pas tomber en arrière... Puis il tourna de nouveau la tête vers Joseph. Cette impression d'aveuglement progressif, de surdité qui s'instaurait petit à petit elle aussi... Le bourdonnement qui arrivait... Il ne ressentait pas... Pas tout à fait encore le sang couler depuis sa tempe. Mais ça lui rappelait ce jour où il avait vu la lumière du plafond du hangar si éblouissante. Celle de l'hôpital ensuite... Vladislav inspira, portant la main à ce début de douleur lourde, jetant un regard inhumain et perçant vers Joseph. Putain... A quoi est-ce qu'il jouait ? Dans tous les cas... C'était aller un peu loin pour une simple blague, non ? Tsh, peu importe, il ne réfléchit plus, pas quand ses instincts étaient à nouveau en alerte. C'est vrai... Ça faisait si longtemps qu'il n'avait plus été agressé qu'il s'était finalement conforté dans ce sentiment de sécurité. Une erreur qu'il n'aurait pas pu faire, ni subir par le passé. De quoi faire tiquer le coin de ses lèvres en un rictus plus mauvais, la douleur qui agissait enfin... Il esquive en partie le coup de couteau, capturant son poignet, surveillant l'autre juste au cas où, mais bien vite il ressent malgré tout une entaille dans sa chair. Pas totalement esquivé, bah, peu importe... Il le fixe, dédaigneux, et agrippe d'un coup sa petite gueule d'amour de sa bonne poigne libre, resserrant sèchement les doigts dessus.

- Rassure-moi. Ce n'est pas une blague, n'est-ce pas ?

Parce que dans un tel cas, je vais tellement te défoncer que même la police ne saura jamais comment t'identifier et par quel bout surtout. L'emprise solide, il soupire, détestant profondément ces battements dans ces tempes. Il tient à les partager avec Joseph, c'est pourquoi il vient personnellement l'encastrer dans le mur en face de lui, prenant un soin extrême à lui faire percuter l'arrière du crâne tout contre, suffisamment fort pour que les grésillements lui arrivent dans les plus brefs délais. Ses mains ne bougent pas, l'une écrase son poignet offensant, le broie, l'autre semble se plaire à faire de l'étouffe-chrétien sur sa petite face si chaude. Non mais je rêve...

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Lion cub

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MessageSujet: Re: Trahison, disgrâce   Jeu 28 Déc - 2:55

Trahison, disgrâce 

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Son regard… Après une étreinte pareille, tu ne t’attendais pas à te prendre ça dans la gueule, hm ? Se contenter de si peu ? Erreur, là, à cet instant même, venait l’apogée de leur relation, là où le corps de Vladislav devenait sien tout entier. Son esprit se saisirait de tout ce qui restait de leur relation, alors non. Joseph ne se contentait pas de si peu, il… voyait les choses en grand et terminait de se servir sans modération pour y mettre un terme de façon magistrale. Évidemment, se poser des questions serait légitime dans ce genre de situation mais les réponses resteraient insatisfaisantes pour un esprit aussi… Sain, commun, ennuyeux. Tu te mêleras de ton cul Vladislav, car il est tout du moins dans une posture assez délicate à présent, hm ? Et le voir s’en rendre compte, le réaliser même, avait un il ne savait quoi d’hilarant. Il venait de le bousculer dans son petit confort, de bousculer ses iris qui avaient toujours été plus ou moins paisibles, de le toucher et de lui faire mal. Putain, si le regard noir de Vladislav n’était pas humain, ça l’était tout autant du côté du plaisir que Joseph prenait. Ça n’était pas humain d’être déjà aussi proche de l’euphorie. Hm… Le sang venait de tâcher sa chemise, c’était absurde mais il aurait espéré qu’elle s’en soit sortie. Enfin, il n’y avait pas lieu d’espérer quoique se soit si ne n’était que Vladislav crève dans la seconde. Ses pupilles se rétractèrent brutalement, oh… Oui… Oui… ! Il venait de planter la lame dans son cou. Tou...Ché… ? Mais c’était sans compté l’esquive du scandinave, merde. Merde. Son sourire s’effaça instantanément, pris d’envies furieuses, plus violentes d’avoir raté son coup. Vladislav espèce de déchet. Il grogna bruyamment, le visage prit d’une colère plus noire.

« Dammit, don’t move ! »

Joseph avait encore le temps de pouvoir engager une seconde tentative et… Non. Il fut finalement pris de court sous ses doigts, il eut la désagréable impression d’avoir le visage coincé dans un étaux. Et sous l’arrêt brutal de son poignet, sa main vint à laisser échapper la lame qui rejoignit les bris de verre au sol. Ça… Ne se passait pas comme prévu. Pourquoi. Son visage se décomposa, son regard se troubla mais devint également plus désemparé, atrocement paniqué. Son souffle plus bruyant témoigna de la colère sous-jacente dont il devenait épris jusque dans la moindre de ses cellules. Il l’écouta… Puis brutalement se mit à hurler d’une voix brisée dans toute la pièce, agrippant son col blanc de son poignet libre.

« Prends pas cet air affligé, connard… ! »


Quelle question à la con. Mais bien vite, il rata un battement en ressentant un vif choc contre l’arrière de son crâne. Une douloureuse lamentation s’échappa de ses lèvres, c’était comme… Recevoir un éclair vif, scindant jusque dans l’os puis dans le cerveau. Depuis combien de temps n’avait-il pas ressenti une douleur pareille… ? Il détestait avoir mal. Il ne voulait plus jamais avoir mal. Il haleta, fort, la gorge sèche… Grimaçant d’un seul coup en ressentant en même temps son fin poignet être broyé sous la force du sien. Joseph avait l’atroce sensation que sa mâchoire pourrait également se briser d’une seconde à l’autre. Et serrer des dents pour encaisser la douleur accentuait la chose. Il en eut de brefs vertiges, les oreilles qui bourdonnaient, ce son aigu qui y résonnèrent même après un choc trop violent à la tête. Quelle plaie. Difficilement, mais sûrement, son visage reprit une expression effrayamment neutre, plongeant son regard dans le sien.

« ...Qu’est-ce-qu’il te prend Vladislav ? Quelque chose ne va pas ? Tu viens de me faire très mal. »

You’ve got some balls making me upset. En une fraction de seconde, il sourit innocemment, son visage s’illuminant d’une lumière juvénile, outre le rouge envahissant sur son visage entre la douleur et ces doigts bagués sur sa mâchoire.

« Pleaaase, let me go. I like you so, so, so, much Daaaaddy ! Hm… Ah… I see… You don’t like me anymore, uh ? Welp, no problem, i’m used to it ! »

Et sur ces derniers mots… Il lui cracha au visage, riant aux éclats, de manière effrontée et assurément provocatice. Puis, ses griffes vinrent furtivement se planter sur sa plaie au cou pour… La gratter violemment en un geste rapide, mais appuyé. Juste… pour le plaisir… de sentir son sang sur le bout de ses doigts et… de l’agrandir un peu plus.

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L'Alligator

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MessageSujet: Re: Trahison, disgrâce   Jeu 28 Déc - 18:00

Hmn, effectivement non, il ne s'était pas attendu à un tel retournement de situation. Il n'y avait pas eu d'élément avant coureur susceptible de lui mettre la puce à l'oreille, en dehors de ce début de craquage chez Joseph. Encore ce matin, il n'y a pas même vingt, dix minutes de cela... Peu importe, ça n'avait déjà plus de consistance pour expliquer ce qui venait de se dérouler. Cette tension... Ce n'était manifestement pas une blague, Vladislav dans son malheur fortuné avait cette impression de déjà-vu. Le jour où on lui avait maintenu le bras gauche... Il s'était toujours méfié de chacun de ses clients, comme il avait toujours été capable d'imaginer chacune de ses relations le poignarder de face et dans le dos. Ça finissait par arriver à force d'y être préparé, mais jamais au bon moment je le crains... Joseph, bon sang, qu'est-ce qui a bien pu te prendre alors que tout se déroulait si bien. Dommage. La bonne nouvelle est, qu'en effet, ça remettait certaines pendules à l'heure tout naturellement. Vladislav N. Ivankov a eu tort de se conforter dans cet échappatoire, tant pis, il en assumait déjà la responsabilité ainsi que sa propre idiotie. Ce n'était pas pire que de perdre toute sa fortune à cause d'un mariage néfaste et désastreux, au moins.

... C'était donc ça, le vrai visage de Joseph ? Bon Dieu qu'il était laid ainsi grimaçant, ça ne lui seyait décidément pas. Qu'on rende forme humaine à cette petite gueule de rat convulsée, je vous prie. Don't move... ? Ah, l'idée ne voulait vraiment pas faire son chemin jusqu'à sa tête, hmn. Il réalisait le danger, l'imprévisibilité de Joseph dans cet état si intenable, si instable, mais il ne pouvait pas admettre que... Qu'il voulait le tuer... ? Il devait pourtant accepter l'idée, au plus vite, s'il voulait agir en conséquence... Tss... Fait chier... Le poignet qu'il entravait au possible, il l'avait attrapé cette nuit-même... Sans même y réfléchir, il balaya d'un grand coup de pied le couteau nouvellement tombé à terre, l'envoyant valdinguer jusqu'au dessous d'un meuble si ouverture il y avait, déjà ça de moins entre eux. Ça ne se passait pas comme prévu en effet... Et je jure que tu vas m'expliquer tout ce merdier, Joseph Owen. De quoi son air affligé ? Bon sang, à quelle sorte d'animal sauvage avait-il à faire à présent ? Ce n'était clairement plus son petit lionceau aussi effronté que docile à ses heures, non il en avait là... Une représentation possédé par un esprit malicieux. A cet instant précis, Vladislav se demanda pourquoi ça ne l'affectait pas vraiment plus que cela de prime abord. Pourquoi est-ce qu'il ressentait son visage si imperméable, si impassible, si neutre et fermé alors qu'en face de lui Joseph était devenu hystérique ? Le Norvégien était agacé, il ressentait pleinement son propre pouls pulser ainsi que ses battements de cœur très distinctement, cette chaleur toute animée en lui... Mais le sentiment en lui était sourd. Il savait qu'il avait mal au crâne aussi, à cause du verre, mais tout cela lui paraissait si loin, si externe... Il était bien protégé en fait, depuis l'intérieur.

Voir Joseph souffrir en réponse, lorsque sa tête heurta le mur... Eut au moins le mérite d'exacerber un certain plaisir enfoui en lui. Quelque chose criait vengeance en lui, ce quelque chose venait d'être hautement satisfait. Et puis il le vit haleter, bruyamment, si fort... J'ai envie de te faire taire Joseph, tu n'as pas idée. Enfin, lui aussi fit preuve bien vite d'une certaine neutralité. Voilà qui serait presque vexant, heureusement pour lui, Joseph joua peu après une autre comédie, allons, à qui ai-je à faire cette fois-ci ?

- Pas suffisamment apparemment puisque tu parles encore.

Il faudra penser à y remédier tiens, pour ça il n'y avait que l'embarras du choix. Un long soupir lui échappa rapidement dès lors qu'il constata le sourire si innocent de Joseph. Ne souris pas comme lui, espèce de petite merde. Enfin, son petit jeu l'irrita d'emblée, les gamins capricieux, lui tu sais...

- ...

Son crachat... l'avait surpris étonnamment. Il s'était attendu à quelque chose du genre mais là encore, il aurait préféré avoir eu tort. Sa griffure le fit frissonner de douleur comme il grimaça, serra les dents. Fuck... Il n'aimait pas la douleur, mais l'endurait sans broncher, aussi péniblement qu'il le faudrait. Il pensa... au sang, à sa salive qui coulait si chaudement sur son visage... Ça avait un il ne savait quoi qui le soulageait. Là... Il ferma les yeux un instant, avant de baisser la main, agrippant sèchement la gorge de Joseph, le tirant d'un coup à lui, ramenant sa sale petite face de rat jusqu'à son propre visage, collant presque ses lèvres contre son propre crachat.

- Lèche. Ou je te tue.

Il resta étrangement calme, alors que son pouce appuya nettement sur la pomme d'Adam du plus jeune, de la façon la plus désagréable qui soit, la plus pénible à ressentir. Il ne plaisantait pas dans ses propos, au cas où on aurait pu en douter. C'est que la pomme d'Adam était un endroit sensible, lorsqu'on savait où appuyer.

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MessageSujet: Re: Trahison, disgrâce   Ven 29 Déc - 1:43

Trahison, disgrâce 

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Il était laid, n’est-ce-pas ? Hideux, imbuvable, écœurant. Vladislav, tu as beau te donner des airs, investir dans le paraître… Tu ne diffères pas des autres tout compte fait. Il suffit d’avoir une belle gueule et d’avoir de quoi te faire décharger, rien que ça. Mais je t’adore pour ça, je t’adore et je te déteste. Je t’adore au point de vouloir te déposséder de ta propre vie. Je te déteste au point de vouloir te voir au sol, rongé par la pourriture. Je t’adore et je te déteste, réellement. Mais Joseph devait reconnaître que rien que l’idée de l’avoir totalement perturbé avait de quoi être délicieux, inouï. Ce type était complètement pourri dans sa fortune, sa supériorité… Qu’il en avait manifestement négligé la réalité. Pourtant, l’étudiant se doutait bien que Vladislav aurait pu être plus d’une fois sujet à ce genre de situation. Ses cicatrices. N’allez pas lui faire croire que ses impactes de balles sur la cuisse et ses quelques cicatrices sur les hanches comme au poignet gauche étaient… Accidentels. Oh, mais c’est que ce lionceau avait fait un excellent partenaire pendant longtemps dans ce cas, hm ? Quelle fierté. Maintenant, il avait bien droit à sa récompense, non ? C’était légitime. Hm… Il aurait pu tirer une bouille plus boudeuse ce bichon, son couteau venait de lui échapper et était hors de portée… Disons que la morale voudrait qu’il faille se battre de façon égalitaire mais… Ahah, quelle blague bordel. Qu’est-ce-que ça pouvait bien lui foutre quand sa vie était en jeu. Insensé.

Lui expliquer ce merdier ? Avec un plaisir certain, il le ferait, si cet abruti ne lui rompait pas la mâchoire d’ici là. Mais c’est que Joseph redécouvrait également Vladislav, ce visage si fermé, allons bon… Où était passé mon beau et fier PDG qui me l’avait durcie en pleine conférence ? Oh, il était agacé ? Si Joseph n’était pas baisé, le vert pâle de ses iris aurait effectivement eu de quoi… L’effrayer. Parce qu’actuellement, ce qui effrayait plus Joseph était bien de ne pas pouvoir réussir à blanchir sa chemise hors-de-prix. Parce qu’aussi, les deux hommes étaient tout autant irrités l’un que l’autre. La douleur lourde et à la fois aiguë de son crâne se répercutaient jusque dans ses dents et c’était atrocement gênant, déstabilisant. « Pas suffisamment apparemment puisque tu parles encore. »… Alors Vladislav voulait lui faire mal jusqu’à lui en couper la parole ? Autrement dit, le tuer ? D’un coup, son air neutre se transforma en un visage bien plus blasé, susurrant d’une voix douce et pourtant étrangement mesquine.

« ...A-ha ? Alors que je t’ai invité chez moi… Je t’aime bien Vladislav, mais ce que tu peux être malpoli. C’est agaçant. »

Le pire… C’est que ça pourrait être interprété comme du foutage de gueule, mais à cet instant, il était parfaitement sérieux. Aller va, tu l’as bien mérité ton crachat dans la tronche, sale ingrat.   Tout comme sa griffure et… Putain. Le stoïcisme de Vladislav avait de quoi l’irriter d’emblée aussi. A l’heure qu’il est, le corps de Vladislav aurait déjà dû être entre ses mains. Mais il a fallu que sa proie soit en réalité… Un prédateur gâtés de réflexes. En cet instant, malgré son sourire innocent, il se sentait… Enragé, déchaîné, d’humeur massacrante. Ça n’était pas un caprice. C’était la finalité de leur jeu. Vladislav, j’ai accepté tes conditions, à ton tour de faire face aux miennes. Hmpf… Il fait un bruit plus étranglé, étouffé même lorsqu’il se fait prendre la gorge. Il grimace un peu plus, bordel… Son coeur s’était automatiquement accéléré de nouveau lorsqu’il fut d’un coup attiré vers lui. Lèche ou crève. Ça aurait pu être un best-seller de Stephen King ça, non ? Mais au lieu d’avoir un revolver sur la tempe s’il ne s’exécutait pas, il avait ce pouce sur sa pomme d’Adam. Il finit par sourire, plus difficilement, mais pas moins aussi enjoué.

« Okay, my beloved-Vladislav ! »

Et en lionceau plein de bonne volonté, il commença à lécher sa salive tiède sur son visage. Avec une atroce douceur, comme il le faisait cette nuit sur sa bite. Du bout de la langue, nettoyait sa peau achevant le tout… Par un baiser, juste là, sur l’endroit où son crachat avait pu atterrir. Et comme il avait toujours son poignet de libre, de son cou ensanglanté, il passa sur le derrière de sa nuque, faisant pianoter ses doigts, vite, plus vite encore… De quoi rendre la chose extrêmement embêtante. De son air innocent, il bascula de nouveau vers un visage plus sombre. Son regard avait probablement perdu de sa lueur juvénile tout comme il était devenu bien plus trouble. Son sourire quant à lui n’avait plus rien de rassurant, il… N’avait tout simplement plus rien du Joseph d’il y a quelques instants encore ce matin.

« I just wanted to play with you. You’re so close minded. How inconsiderate of you. »


D’un seul coup il se mit à rire, mais à rire, d’une force.

« That’s awkard ! Yep. Now I’m gonna leave. »

Et sur ces mots, de toute ses forces, il tenta de se défaire de son emprise, venant même… Donner un coup de pied à son tibia, se débattant en serrant les crocs, les pupilles vrillées et plongées dans les orbites de Vladislav.
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MessageSujet: Re: Trahison, disgrâce   Ven 29 Déc - 3:25

Il n'était pas bien différent des autres hommes, non en effet, mais la différence fondamentale qui le caractérisait tant était bien qu'il était honnête sur ce point. Oui, si tu as une gueule qui me revient et que tu as de quoi me faire décharger, je serais de toute évidence sous le charme et enclin à accepter cette proposition de jeu. Ça faisait partie de ces lois tacites permettant de marchander en bonne et due forme après tout, tu devrais le savoir ça Joseph Owen, non ? Oh, à moins que tu ne le découvres sur le tas comme lui, quelle ironie ce serait pour le petit rat putride que tu es, si corrompu et fétide. Hmn, mais de quoi parles-tu ? A quel bon PDG fais-tu donc référence ? Oh non, ne t'inquiète pas Joseph, je ne me la jouerai pas à la Dr Jekyll & Mr Hyde, car après tout, il n'y avait pas de différence entre le PDG et l'Alligator. Si différence il y avait, elle n'était que d'ordre contextuel. Il ne pouvait pas encore le réaliser, sonné qu'il était mais, ses sentiments étaient passés de l'un à l'autre.

Et il se fermerait pour de bon en ce sens, ce serait facile avec les mots suivants de Joseph. Bon sang, il ne pouvait pas croire que c'était lui qu'il avait eu sous son corps cette nuit, lui qu'il avait tant baisé entre ces draps toujours plus humides. Lui qui était présentement si agaçant, si... décevant oui. C'était bien ça le mot en fin de compte. La déception. Le mot résonna en lui quelques fois, le soulageant d'un poids, il comprenait pourquoi tout cela l'avait autant déstabilisé. Je vois. Ça dépassait l'amertume, la colère, l'incompréhension... Et c'était satisfaisant. Pas comme cette voix de crécerelle hypocrite qui l'importunait toujours un peu plus. Lui, malpoli ? Il serait bien pire que cela, je te le promets. C'est agaçant en effet, il partage ton avis kiddie boy. Que ce soit du foutage de gueule ou pas, il devait bien admettre qu'il se sentait étrangement de nouveau sur la même longueur d'ondes avec cet avorton. Ils étaient tous les deux sérieux, et, quelque part, il aurait pu être satisfait de l'entendre lui dire qu'il l'aimait bien malgré sa tentative d'amochage ratée. Ça aurait pu le rassurer s'il avait été d'une nature fragile, mais à la place, ça lui faisait tout juste plaisir, dans le fond. Le pansement qui ne sert fichtrement à rien à la surface d'un océan de remise en question, tout à fait oui.

Quelles conditions ? Joseph n'avait pas été honnête avec lui, il ne lui avait pas mis à la figure ses conditions dès le départ, dès leur première partie ensemble. Alors il pouvait bien aller se faire mettre sur ce point et certainement pas le lui reprocher à présent. Ce n'était aucunement de l'égalité ça, juste une preuve de son manque de savoir-vivre. Enfin, il fut légèrement surpris de voir Joseph finalement aussi bien recevoir son ordre et s'y afférer comme si de rien n'était. Beloved, hmn ? Haha, quel faux-jeton, quel lèche-cul celui-là...

- Fayot.

Fayot faggot même, tsh. Ça se voit que tu as l'habitude de faire tournoyer ta langue parce que tu lèches très bien encore, ça, ça ne s'oublie pas apparemment. Bien, ce n'est pas trop mal pour un début. Toutefois, aussi reposant ses coups de langue pouvaient être, il restait vigilent. Mais plus aussi en alerte qu'auparavant. Pas besoin. Parce qu'il avait déjà commencé à trouver son plaisir autrement, non plus vraiment avec lui, mais au dépend de Joseph oui. Son baiser contre sa joue fait naître un certain rictus sur ses lèvres alors qu'il déporte son attention sur sa main baladeuse. Qu'est-ce que tu veux à ma nuque, you brat ? Tu me fais détourner le regard de ton visage, tu comptes me mordre pendant ce laps de temps ? Non, mais je suis embêté parce que tu m'as fait manquer de précieuses secondes, où ton visage semblait moins hideux que dans l'immédiat. Où il semblait plus reconnaissable. Il voulait seulement jouer avec lui ? N'était-ce pas ce qu'ils n'avaient jamais cessé de faire depuis leur première entrevue au port ? Pourquoi borné ? Putain, me fais pas réfléchir maintenant p'tit con de merde, p'tite merde à la con, rah, comme tu préfères. Ce rire, putain de... Déjà ça, ça suffisait à le tendre d'un coup, à faire palpiter le sang de ses veines, mais lorsqu'il se débattit... Mais quelle saleté. Quelle plaie putain ! Son coup au tibia l'acheva de le rendre furieux à défaut de le faire pleinement chanceler. Il profita de sa nouvelle courbure pour renfoncer à nouveau Joseph dans le mur, sauf que cette fois-ci il innova en lui assénant une violente gifle, la plus claquante dont il soit capable, suffisamment forte pour lui faire tourner la tête coup sec. Tiens, ça va te remettre les idées au frais.

- You shut your fucking mouth, Joseph. You won't go anywhere.

Sa voix resta calme, mais certains spasmes trahissaient cette envie de brutalité en lui. Il la contenait encore oui, mais jusqu'à quand.

- On your knees.

Je veux te voir crouler, t'écrouler devant moi comme la dernière des sombres merdes, oui.

- ON YOUR KNEES. I said.

Il lui aboya dessus ses premiers mots, avant même que Joseph n'ait pu faire quoi que se soit, sa voix redevenant immédiatement calme sur la fin. Tu oses me désobéir ? Même si je ne t'en laisse pas le temps, tu aurais dû t'effondrer immédiatement, ne pas réfléchir. Rien que pour cela, il lui asséna une seconde gifle cinglante, toujours sur la même joue histoire d'intensifier sa douleur première, de toute façon ta douleur n'est rien par rapport à... Peu importe. L'ironie du sort voulut que ce soit la joue du même côté que la sienne ayant subi l'affront de son crachat. Ça par exemple.

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MessageSujet: Re: Trahison, disgrâce   Sam 30 Déc - 2:45

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Malheureusement, Joseph Owen n’apprenait rien de nouveau, ce rat putride, si corrompu et fétide, avait déjà eu un bon ‘mentor’ en la matière pour lui faire comprendre comment fonctionnait le monde des affaires et les loisirs qu’entretenaient ses acteurs dans le genre. Et dans ce milieu, Vladislav Nikititch Ivankov, tu es loin d’être original. De quoi attiser un peu plus encore le mépris qu’il avait pour lui. Non pas d’aimer ce genre d’arrangement. Juste d’être aussi… Commun. Et il avait parfaitement conscience que ce bon PDG était furieux, bien loin de l’étrange cas de ce cher Jekyll. Même si, c’était bien la première fois que le jeune étudiant le voyait ainsi en sa compagnie. La différence était finalement si commune à tous les autres. Les gens n’aimaient en général pas trop se prendre un bon coup de réalité dans la tronche, surtout en provenance d’un petit détraqué. D’autant plus frustrant en provenance d’un petit con en décalage avec cette même réalité. Oh, à ce stade, ce que pouvait penser Vladislav n’était qu’un bonus, une petite satisfaction en plus dans ce gros tas de merde qu’était devenu la situation pour lui. Ça merdait. Entièrement. Bien évidemment qu’il ne l’aimait pas ‘bien’, ses paroles n’étaient plus qu’un tissus fragile de vrais mensonges et de fausses vérités, il en était… A dire tout ce qui lui passait par la tête, seulement pour le déstabiliser.  Alors que paradoxalement, celui qui se consumait, c’était lui-même.

Fa...yot… ? Q...Quoi… ? Juste à l’évocation de ce mot, une chaleur, désagréable, blessante au vu de sa vivacité ardente pénétra chacun de ses cellules. Sale… Fils de pute… Ah… Qu’est-ce-qui l’empêchait de venir lui déchiqueter la joue… En sang, il voulait lui foutre tout le visage en sang. Conserver… Ce même sourire après ça, Joseph ne sut pas comment il a pu le garder aussi large.   Vladislav ne pouvait tout simplement pas le déstabiliser, il ne le devait pas. Les rôles n’allaient pas s’inverser. Lui retourner le cerveau et l’achever étaient impératifs. Je vais te faire regretter absolument tout Vladislav, même tes douleurs passées ne seront rien à côté de ce que je te ferais subir. La colère fut telle cette fois qu’il avait l’impression d’avoir un cœur qui battait dans ses tempes. Joseph perdait inévitablement son sang froid, son rire pouvait être une preuve aussi quelque part de ce craquage imminent en lui. Évidemment qu’ils jouaient, les conditions ne stipulaient pas qu’il n’avait pas le droit de le faire couler, si ? Joseph était plus qu’un joueur, il était son adversaire, son adversaire qui lui faisait allégrement croire qu’ils jouaient ensemble sur ce terrain rythmé par le vice. En ce sens… Vladislav était fermé d’esprit, borné. Il ne voulait plus continuer à jouer avec Joseph. Vladislav était ennuyant, d’un chiant même. Pas foutu d’apprécier les plots-twist. Décevant.

Bien pour cela qu’il devait mettre fin à cela, il ne prenait plus aucun plaisir à voir sa sale gueule encore en vie, juste devant lui. Même Joseph… Ne s’amusait plus. L’étudiant en devint même triste au moment où son pied rencontra son tibia. Vladislav aurait pu crever en restant sa source de distraction préférée. Tu aurais pu mourir en me laissant un bon souvenir de toi, tu te rends compte ? Pourquoi… Faut-il que tu compliques les choses… ? Qu’est-ce-que… ? Lorsque son dos rencontra le mur, il eut la brève sensation de sentir ses poumons écrasé et de ressentir de désagréables vibrations jusque dans sa gorge. Il eut à peine le temps de reprendre son souffle et de déglutir… Qu’une brûlure lui dévora toute la joue. Et du visage de Vladislav, ses yeux lui montrèrent le reste de la pièce d’un seul coup. Ses oreilles bourdonnèrent, il était… D’un seul coup désemparé, ne réalisant même pas qu’il en avait oublié de respirer. Puis, progressivement, une vague de picotements vinrent mordre sa peau rougie. Fermer sa gueule ? Aller nulle part ? Son visage se tourna, lentement, vers le sien de nouveau. Assurément, Joseph n’avait plus le contrôle sur les expressions de son faciès, il était tout simplement désorienté, désemparé, décomposé. Même les pensées n’arrivaient plus à émettre dans son esprit. C’était le trouble, la cécité qui venait couvrir d’obscurité la clarté qu’il avait auparavant sur tout ce qui l’entourait. Si bien que l’ordre premièrement énoncé de Vladislav ne fut qu’un vague son sourd et inaudible. Cependant, la seconde fois le fit lourdement frissonner. A genoux. Est-ce-que Vladislav criait ? Il ne saurait dire… Parce que tout se déformait autour de lui. Pendant un bref instant, il ne ressentait absolument rien, n’était plus sûr de rien, est-ce-qu’il était en colère ? Triste ? Heureux ? Pourtant, la seconde claque le tira vers la réalité de nouveau.

Et ce fut suffisant pour le faire chanceler, et finalement le faire tomber à genoux. La tête penchée vers le sol, Joseph pouvait apercevoir le ciré noir de ses chaussures. Il resta ainsi de longues secondes, dans cette position, silencieux. Son regard se perdit dans le reflet immaculé  et brillant de ce noir si lisse et si obscure. Vladislav venait de lui dire de se mettre à genoux. Son corps lui avait obéit. Ça lui rappelait ces nonnes aigries, ces vieilles peaux qui leur ordonnaient de se brûler les genoux sur le sol glacial de l’Église. Il se souvenait de lui, qui lui conseillait de se mettre à genoux face à sa queue dégoûtante. Se mettre à genoux dans ces deux cas de figure était devenu une habitude, quelque chose qui ne l’avait quelque part plus jamais quitté. Il venait de se mettre à genoux devant Vladislav, mais ça ne correspondait pas à l’une de ces deux raisons. Est-ce-que… Ça signifiait… Qu’il devrait rester à genoux devant lui pour toujours… ? Rien qu’en venant à cette conclusion… Joseph finit littéralement par… Craquer, craquer en un rire malsain, se muant rapidement en pleurs, mélangeant les deux en même temps. Soudainement, l’étudiant se prit la tête entre les deux mains, le souffle court, finissant par hurler d’une voix tremblante mais néanmoins forte.

« La ferme, la ferme, la ferme ! »

La haine dans sa forme la plus brut envahit ses yeux, perlant sur ses joues alors qu’il remonta le regard vers lui. Il était enragé, les crocs serrés, les narines presque dilatées, son souffle qui se muait en grognements sourds, presque plus primitifs.

« I won’t let you repeat it again. »

Lentement, difficilement, il se releva à l’aide du mur, sonné certes, mais aussi et surtout perdu entre les pleurs, la colère… Le rire s’invitant même entre deux hoquets .

« You’re boring, Vladislav. I don’t… Want to see you… Anymore. »

Il chuchota les derniers mots, comme pour lui-même avant de tout simplement se ruer sur lui pour… Exploser les boutons de cette foutue chemise qui lui faisait tourner la tête depuis que Vladislav l’avait enfilée. Il n’en voulait plus. Il ne voulait plus rien. Il voulait juste tout, absolument tout détruire. Quitte à s’auto-détruire également. De la peau qui s’en révéla, il planta brutalement ses griffes pour rapper sans la moindre pitié son épiderme, venant même… Se jeter plus sur Vladislav, se coller à lui, agrippant ses cheveux pour les tirer tout en venant enfoncer ses crocs sur sa blessure au cou. Cet enfoiré devait avoir mal, par n'importe quel moyen.

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MessageSujet: Re: Trahison, disgrâce   Sam 30 Déc - 4:25

Quel monde à l'envers tout de même, c'était lui qui s'était agressé mais c'était Joseph le plus offusqué d'entre eux. Lui, borné, ennuyeux ? Si tu veux, ça ne l'intéressait pas de jouer le jeu contre un adversaire, car ses adversaires, il prenait le soin de les laminer, de les supprimer pour qu'ils soient hors d'état de nuire par la suite. Quitte à les racheter, à les menacer, à les faire crouler, tout était bon pour avoir le monopole, gagner oui mais gagner de l'argent, le pouvoir... Ça n'avait rien à voir avec un vaillant opposant ou un joueur avec qui s'amuser. Il n'était pas prêt de se laisser crever par le premier venu, en fait, dans l'absolu, ça ne l'aurait pas vraiment dérangé que Joseph réussisse dans son entreprise... Pour peu qu'il soit resté celui qu'il avait connu. Parce qu'actuellement, oui, il aurait eu sacrément le seum de crever des mains de cette boule de nerfs à la face instable. Quel capricieux que celui-là... C'était ennuyeux pour lui aussi, ne croyez pas. Pas étonnant après que Joseph termine de nouveau dans le mur, giflé de surcroit. Bien, est-ce que ça va te remettre un peu les idées dans l'ordre là-haut ? Il n'y croyait pas des masses mais il espérait. C'était si étrange de lui faire si facilement mal à présent, de voir son regard désemparé, de ne pas y être plus sensible que cela alors que - bon sang... - ça restait le même visage qu'il avait pu remarquer ce matin sous les draps. Le visage de son petit effronté préféré, son regard joueur qui n'était plus qu'un regard écarquillé par l'imprévu. Franchement, qui es-tu pour oser tirer une sale gueule pareille devant moi ? Grouille-toi de te mettre à genoux, ça épargnera ma rétine veux-tu.

Son aboiement avait au moins eu le mérite de faire peur à son corps, pas trop mal, c'était même réjouissant quelque part. Il avait envie de le bousculer, dans tous les sens qui soient. Le perturber, se venger pour... Être la cause de ce vide qui commençait à prendre un peu trop de place en lui. Dieu que cela était pénible, déjà. C'était trop tard, il le savait maintenant. Trop tard pour revenir à de bons sentiments envers lui. Fini. Il le méprisait, il le savait. Il aurait aimé que ce soit différent mais ce n'était pas quelque chose de contrôlable, hélas. Un soupçon de sourire, si maigre, étira le coin de ses lèvres alors qu'il vit enfin le corps de Joseph ébranlé, tomber sur les genoux. Bien, pas trop tôt, en plus il avait fini par baisser le regard, encore mieux. Ça lui donnait... Envie de fumer tiens. Il avait toujours des cigares sur lui, il tâta ainsi le haut de sa chemise et... Hmn ? Pas dans sa chemise ? Oh... C'est vrai. Il ne les rangeait plus là depuis quelques temps mais exclusivement dans son manteau. Il en avait eu moins besoin ces temps-ci. Dis-moi ce qui me retient de ne pas te coller mon genou dans la gueule pour ça hein, c'est de ta faute après tout si je ne peux pas fumer alors que j'en ai envie. Oh non, s'il te plait, ne recommence pas ce jeu de gamin insupportable, bien pour ça que je n'ai jamais aimé les enfants tiens, ces sacs à larmes faciles dès que ça allait barder pour leur cul.

- ...

Il soupira, longuement, rêvant secrètement de voir de la fumer échapper à ses lèvres. En fait, ce qui l'ennuyait le plus, c'était qu'il était incapable de compatir, d'être furieux au point d'exploser ou encore d'être attristé. Il était peiné oui mais pour d'autres raisons, il avait mal aussi là où cet idiot l'avait égratigné jusqu'au sang. La ferme ? Bordel, tu me vrilles les tympans à gueuler de la sorte, veux-tu que je te fasse plus mal encore pour te donner une réelle raison de beugler ? Qu'est-ce que tu veux que ça me foute que tu me haïsses à un point inimaginable ? Même si tu arrivais à me tuer là, tout de suite, eh bien devine quoi ? Ça n'aurait aucune importance à mes yeux tellement j'en ai rien à carrer de tes intentions à la con. Ce qui l'énervait le plus, en dehors d'entendre sa voix démesurément forte, c'était bel et bien sa propre impassibilité. Un regard si haineux... Aurait dû le mettre en colère, mais non. Il... avait seulement envie de le rendre moins laid en l'assommant, pour le salut de ses propres globes oculaires. Ils méritaient mieux que ça. Hmn ? Mais c'est que ça avait l'audace de se relever en plus, soit, qu'est-ce qu'il lui racontait cette fois encore comme connerie ?

- Who the fuck you think you are for saying such nonsense bullsh...

... Okay, peut être que là, sa colère revint au galop en lui, dès lors que Joseph se jeta sur lui. Dans une autre situation, ça aurait pu être très plaisant, je vous l'accorde, mais ici et là... Effectivement, saccager sa chemise, comme l'ordre de ses cheveux, avait de quoi l'irriter rapidement. Comme la douleur venant du bout de ses doigts, ses ongles plantés dans son torse... Vladislav gronda, fort, sentant ses nerfs en alerte sous ses crocs. Cette douleur qui devenait de plus en plus aiguë, merde fait chier... Il avait l'impression qu'un chat s'était accroché à lui et qu'il ne voulait redescendre pour rien au monde.

- ...

Va savoir pourquoi, il leva les yeux plus au ciel, détailla un point qui n'avait pas lieu d'être en haut du mur, avant de guider l'une de ses mains dans les cheveux de Joseph. Sans force, machinalement. Ses cheveux étaient bien en ordre, eux, ils en avaient une de ces chances. Ils étaient toujours aussi doux, en même temps il avait été personnellement précautionneux avec eux tout à l'heure. Il les caressa, inspira leur parfum. C'est vraiment toi, ça ?

- Quelle déception. Je suis navré.

Navré pour lui-même, pour toute cette situation. Sa main descendit, agrippa sèchement les mèches les plus en arrière de Joseph pour le forcer à virer sa tête de son cou, brutalement. Il tira, le plus en arrière, histoire d'exposer sa petite gorge. Là... Un sourire large, si large, égaya son visage malgré son regard neutre.

- You really disappoint me, you know ? Stupid bitch.

Il ricana, tout bas, entrouvrant les lèvres pour révéler davantage ses propres crocs. Tu veux savoir ce que ça fait, d'être réellement mordu pour de vrai par une gueule d'Alligator ? Il le força à reculer encore, maintenant toujours sa tête avec soin, jusqu'à... Ce qu'il vienne lui mettre carrément son poing dans la gueule. Puisque la gifle n'était pas suffisante, il fallait passer à l'étape supérieure, bien naturellement. Ça lui fit plaisir oui, ça défoulait toujours un peu.

- Ne chancelle pas cette fois, je commence tout juste à m'amuser.

Tu vas voir, ça va être très amusant, bon, peut être plus pour moi que pour toi mais, who cares ? De force, il passa le bras autour de la taille de Joseph et l'entraina sans plus d'attention que ça jusqu'à sa chambre. Là, il le jeta sur son lit, le rejoignant juste après. Il avait gardé son sourire, comme il se plut à écraser l'une de ses poignes sur la gorge de Joseph, histoire de le plaquer totalement au lit, bien sous lui. Sa main libre, elle, choisit d'empoigner fermement son bas-ventre, le serrant suffisamment pour faire naître déjà une nouvelle sensation de douleur chez le plus jeune.

- Tu aimes ça d'habitude, non ? Allez Joseph...

Il serra, atrocement, tout à coup, sa poigne sur sa gorge, écrasant sa pomme d'Adam.

- Fais la pute pour moi.

Il le fixait, intensément, poussant le vice en se penchant davantage au dessus du plus jeune, histoire de mettre plus de son poids dans sa pression. Ce que ça devait être pénible, n'est-ce pas Joseph ? C'était si long un étranglement à deux mains, alors un écrasement à une seule main... Ça lui ferait de longues minutes, interminables, de calvaire oui.

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Lion cub

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MessageSujet: Re: Trahison, disgrâce   Dim 31 Déc - 1:07

Trahison, disgrâce 

L'esprit du mal est marqué sur sa face 



[ft. King Nikititch ♥]

C’est vrai ça… Vladislav n’était pas… Émotionnellement expansif comme les autres. Joseph aurait adoré se nourrir de sa peur, de sa colère, de sa tristesse, peu importe. Ça avait toujours été comme ça. Parce que lire sur leurs yeux une dernière émotion aussi désespérante avant de tout finir, c’était… le clou du spectacle. Il ne voulait pas lire une quelconque forme de déception. Mais pourquoi la lisait-il ? Parce que les choses était hors de son contrôle. Dès lors, Vladislav était en position supérieure et pouvait ressentir ces émotions impérieuses : Mépris, désintérêt, désaffection. Et celui qui ressentait colère, peur, tristesse… C’était celui juste en-dessous de tout ça, c’était Joseph. Qu’est-ce-qui clochait cette fois ? Pourquoi rien ne se passait comme d’habitude ? Ça n’était pas amusant. C’était douloureux. Ça faisait mal. A cet instant, Joseph craquait mentalement, il ne pensait qu’à agir entre les flots de haine et de frustration. Ses gestes n’étaient guidés que par la peur aussi d’être une proie facile maintenant. Cela le rendit… Plus fou qu’il ne pouvait l’être. Qui es-tu en réalité, Vladislav Nikititch Ivankov ? Cette question se tut quelques instants seulement lorsqu’il se jeta sur lui pour effectivement, détruire cette chemise. Elle ne lui tournera plus la tête désormais cette blanche garce tâchée de sang. L’étudiant était bien trop pris… Pour maintenant réfléchir à comment la blanchir. La vie était faite de sacrifices. Le goût métallique du sang de Vladislav finit par lui arriver en bouche, c’était chaud et pourtant… Intérieurement, il était désemparé, il s’attendait à un liquide froid et bleu pour venir couvrir ses papilles. Parce que plus ça allait, plus Joseph réalisait inconsciemment que Vladislav n’était pas juste un Daddy. Son grognement vint lui donner des papillons dans le ventre mais finalement… Ce fut bien sa caresse dans ses cheveux qui le déstabilisa grandement dans son abreuvement et dans le déchiquetage de sa peau. P...Pourquoi… ? Il sentait également son nez droit dans sa fine chevelure, entendant étonnamment Vladislav les humer, humer leur doux parfum de shampoing pour bébé.

Putain, pourquoi est-ce-qu’il n’arrivait pas à trouver un sens derrière ça ? Qu’est-ce-que c’était sensé vouloir dire ? Que Vladislav ne lui en voulait pas ? Qu’il l’appréciait malgré tout ? Une façon d’exprimer ses regrets ? Bordel ses théories n’avaient aucun sens, Vladislav était sensé être enragé, et même cette logique n’était pas applicable. Et cette même question revint pour tourner en boucle dans le chaos de son esprit : Qui es-tu Vladislav Nikititch Ivankov ? Qui es-tu pour me faire frisonner et pour me faire perdre le peu de raison, de cohérence qu’il me reste, avec une simple caresse ? Ça ne pouvait pas fonctionner, ici et maintenant, comme lors d’une baise où Vladislav finirait inévitablement par être le mâle dominant quoiqu’il arrive. Mais ça restait similaire, suivait exactement ce même schéma ici et maintenant. Mais au lieu de rendre son mâle comblé comme à son habitude, Joseph venait de le décevoir, et Vladislav en était navré. Navré de cette situation, de quoi d’autre ? Ça vérifiait… La dominance de Vladislav juste à présent, ce dernier en prenait complètement aise. Il serra les crocs, grognant fortement en sentant sa tête aussi sèchement tirée en arrière. Par conséquent… Oui… Il pouvait… Ressentir ces émotions impérieuses. Joseph n’était absolument plus rien, cet artiste sanguinaire qui venait de voir son art compromis par le critique Ivankov. Sa petite gorge vulnérable, il s’était quelque part attendu à… Recevoir le même traitement, surtout à la vue de sa rangée de crocs immaculés. Il en avait même fermé les paupières histoire de se préparer à la douleur mais à la place… Une décharge électrique couplée à la dureté cinglante d’un choc vint percuter son visage, le brisant en un lourd gémissement de douleur. La première fois qu’il se prenait un coup de poing. Putain… Il… Il avait l’impression d’avoir la bouche en sang, peut-être que ça n’était pas une impression. En tout cas, cette force aurait de quoi lui laisser des ecchymoses sur la gueule. Ne pas chanceler alors qu’il a failli finir k.o ? Qu’est-ce-que tu racon… Attends, quoi ? Son cœur rata un battement juste à ses derniers mots. « Il commençait à s’amuser » ? Pourquoi est-ce-que tu n’appelles pas la police, pourquoi est-ce-que tu ne me tues pas ? Tu aurais toujours eu droit à la légitime défense.

Une fois dans le lit, il était… Perturbé. Il n’avait pas changé les draps ni encore aéré la chambre. L’odeur était restée identique. Les draps, certes moins humides, avaient conservé cette couleur odorante : Bestiale, salée, puissante. Leur maintes baises étaient restées gravées sur ce lit et dans l’espace vide de la pièce. Ses sens se retrouvaient embrumés quelque part, cependant, il pouvait malgré tout se rappeler de chaque endroits où leur foutre avait pu couler, dans quelles positions leur transpiration avait pu être épongée contre le tissus, où est-ce-que Joseph avait pu étouffer ses râles… Avec son large sourire dans son champ de vision, il commença à sentir une pression de plus en plus gênante au niveau de sa gorge. Instinctivement, il agrippa ses deux mains autour de son poignet, peinant à déglutir, gêné dans sa respiration. H...Hein.. ? Brusquement, il couina douloureusement à sa poigne sur son paquet, grimaçant un peu plus. Par réflexe, ses cuisses se refermèrent sur la main de Vladislav. Joseph était…. Totalement livré ainsi et la définition d’amusement chez Vladislav était au final identique à la sienne. De ce fait, ça n’était pas bon pour lui. Parce que cet amusement était subit chez l’autre. Hmpf… Et en plus de ça, il ne pouvait vraiment plus respirer convenablement, si son visage n’était pas déjà rougit à cause des claques et de son coup de poing, il le devenait assurément plus sous le manque d’oxygène.

« ...L.. et... Me... out…. »


Pris de panique, il commença à s’agiter, à venir taper d’une main faible sur l’épaule de Vladislav, la posant même sur sa joue pour essayer de le repousser mais… « Fais la pute » ? Il fixa, dépité, le norvégien, fixa sa coupe dérangée, son cou égratigné, son rictus, ses yeux neutres qui le fixaient intensément. Visage qui se rapprocha plus, imposant plus encore son poids sur sa pomme d’Adam déjà mise à mal. C’était… Insupportable… Et les marges de manœuvre, pour peu qu’il y en est dans ce genre de situation, ne fleurissaient même plus dans son esprit.

Obéir.  

Le seul mot présentement qui pouvait encore résonner dans sa tête. Obéir à cette figure dominante. Lentement, il commença à faire remonter le bas de son col roulé, à dévoiler son ventre, sa cicatrice, ses côtes marquées sous sa peau, puis son buste fin ainsi que ses pointes de plus en plus tendues, piquées par l’air ambiant. Est-ce-que Vladislav le refoutait à sa place lorsqu’ils étaient encore ‘ensembles’ ? A son rôle de bonne salope ? Ah, quelle putain d’importance ça pouvait avoir alors que Joseph était à deux doigts de s’étouffer. Il en faisait même des petits bruits étranglés, les mêmes qu’un petit animal cherchant à respirer. Doucement, difficilement, il commença à triturer l’une de ses pointes rosées, la faisant rouler sous la pulpe de ses doigts, la pressant sans force. Même s’il était brûlant, il en frissonna, plus affaiblit maintenant. Ses cuisses… Finirent par se dé-serrer,  sans délaisser son téton, d’une main, il se mit à déboutonner son pantalon… Saisissant celle de Vladislav pour la guider tout juste au-dessus de son boxer, puis finalement… A l’intérieur. Étrange… La poigne du Norvégien lui avait procuré un douleur aiguë et… Maintenant il lui livrait sa petite queue à même la peau. Ah, pas le moment d’y penser, Joseph pensa surtout à s’exécuter le plus rapidement possible. Le plus lascivement qui lui soit donné de faire en dépit de sa trogne affligée et en difficulté, il ondula, toujours plus, de façon à ce que sa verge se frotte dans la paume de sa main baguée. Il se força à laisser… échapper un petit râle, et quand bien même… Il ne faisait qu’obéir, sa propre verge finit par se durcir d’elle-même. Bordel… Même pour lui, la situation était bien trop complexe à saisir, lui qui bandait systématiquement… Une fois son projet macabre amené à son terme, et non pas… Dans une situation pareille. C’était la première fois d’ailleurs, que ça lui arrivait, de se prendre une branlée. « Fais la pute », hm…

« Bai..se moi... »

Sa main vint masser son paquet à lui par-dessus le tissus de son pantalon. Tandis que celle triturant sa pointe vint saisir le poignet de Vladislav sur sa gorge, tentant de tirer dessus.

« … J’ai...Env..ie de ta… Queue… S’il-te-plaît…. »


lumos maxima
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MessageSujet: Re: Trahison, disgrâce   Dim 31 Déc - 16:40

Tu peux remercier des années de formation particulière, car déjà très jeune il avait compris qu'il valait mieux garder rien que pour lui ses véritables motivations devant la plupart des gens. Cela valait aussi pour ses émotions... Enfin, il n'avait jamais été un grand simulateur, ainsi mieux valait être doué ou motivé pour lui extirper un supplément d'expression. Allons Joseph, tu pensais vraiment coucher depuis tout ce temps avec un homme quelconque à ce point ? Ne rajoute pas plus de déception à ton compte, s'il te plait. Ils se méconnaissaient encore tellement l'un l'autre dans le fond, finalement... Il commençait à se dire que ce n'était pas une si mauvaise chose que le vrai visage de Joseph ait bousculé leur jeu trop confortablement établi, bien que... Ah. Il lui manquait déjà, quelque part. Qu'est-ce que je dois faire avec cette contrefaçon, cette erreur de commande, moi, maintenant ? Avoir un chat blanc au lieu d'un chat noir n'empêche pas de l'aimer après tout. Mais remplacer un chat par un autre chat... Ce n'était pas très possiblement aisé.

Qui je suis ? Ah, aies les tripes de me poser cette question, un jour, si tu le peux. Peut-être que je te répondrais. Cette caresse, il pensait bien qu'elle le troublerait, même s'il ne la lui avait pas offerte qu'à cet effet. Il avait eu l'envie fugace de toucher cette douceur à proximité, se rappelant aussi à quel point les cheveux de Joseph était quelque chose de particulier pour le plus jeune. Il ne comprenait toujours pas pourquoi d'ailleurs mais peu importe, il les caressa encore une fois. La douceur avant la douleur. Il ne fallait pas déconner non plus, bien sûr que oui Vladislav lui en voulait, et bien sûr que non il... ne pouvait plus l'apprécier à sa juste valeur. Appeler la police ? Quelle idée. Il aurait pu, si ça avait été un autre cas de figure, mais avec Joseph l'affaire était trop personnelle pour qu'il puisse y convier qui que se soit d'autre. Question d'honneur bien placé aussi, certainement. Personne ne méritait de voir ce sanctuaire rien qu'à eux pour le moment. Ce sanctuaire de foutre et de sueur, plus ou moins dans la pénombre... On percevait le jour pourtant, il avait même l'air de faire bon dehors. C'était si sale, mais c'était aussi si jouissif pour lui de constater que cette pièce était toujours aussi empreinte de leurs ébats, des effluves des derniers souvenirs à conserver. De son passage. En fait, il était revenu sur les lieux de son propre crime pour récidiver en asphyxiant Joseph. L'entendre couiner de douleur déjà, c'était exquis. Mais loin d'être suffisant quand il voulait le voir tourner de l’œil. Seulement... Il comptait réellement prendre son temps avant de le précipiter vers cette chute, ce ne serait pas amusant autrement. Et n'ose plus jamais penser que nous avons le même sens de l'amusement car il n'en est fichtrement rien. Enfin... Est-ce que je te fais peur ainsi, Joseph ? C'est vrai que je ne suis pas très présentable comme ça, mais c'est de ta faute après tout. Aurais-tu pu soupçonner une telle riposte venant de moi ? Pourquoi cela t'étonne ? Il fixait le visage du plus jeune, trouvait qu'il l'avait embelli en lui redonnant quelques couleurs ici et là. Eparses... Il ressentait si vivement aussi sa respiration s'affoler sous sa paume, il gardait captif juste là, en dessous, le rythme de sa vie; il avait... le pouvoir de le calmer ou de l'affoler à sa guise. Ça aurait pu très vite lui monter à la tête, un tel pouvoir, mais paradoxalement... Il resta désespérément neutre face à l'agitation de Joseph, face à son air désemparé. C'était satisfaisant, très satisfaisant même oui, mais ça ne l'amusait pas réellement. Hmn... Il lui fallait autre chose dès lors. Quelque chose... Qui vint rapidement, naturellement, dès que Joseph se mit à obéir. Eh bien, ce n'était que ça ? Il suffisait de le cogner pour que tout rentre dans l'ordre ? Mah mah mah, aussi décevant que lassant. Mais bon. Ses doigts plantèrent légèrement le bout de ses ongles dans la chair tendre de son cou, histoire de le prévenir qu'il n'avait pas intérêt à faire le turbulent le temps que son regard descende le long de son corps. Ce torse, ses petites pointes de chair durcies, oui... Cette cicatrice aussi, c'est ça qu'il avait envie de voir, entre autres.

C'est bien, je préfère voir ton visage ainsi. Ça et... Il sourit en coin en voyant comment les cuisses du plus jeune venaient à se desserrer. Il était si misérable comme ça à lutter pour sa survie, pour respirer avec une telle entrave à la gorge, à lui obéir tout simplement. Hmn ? Son regard suivit le trajet de sa main sur la sienne, la guidant sur, puis sous son boxer, oh... Oh oh. Mais tu bandes, Joseph, petit cochon va. Il sourit, plus largement encore avant de ricaner. Bon Dieu, pouvait-on tomber plus bas ? Ne lui dîtes pas que c'était seulement à cause de la strangulation qu'il était en érection, il ne vous croirait pas même si quelque part il aurait peut-être préféré cela. Qu'il le baise, parce que Joseph avait faim de sa bite, « s'il te plait », rien que ça. Il haussa les sourcils en ressentant l'audace de ses doigts sur son paquet d'Alligator, le fixant plus narquois. Tu me chauffes, tu sais ? Il apprécie le geste, mais bien vite, il se redresse un peu plus histoire de moins asphyxier le pauvre petiot sous lui.

- Bien sûr.

Il lui sourit, presque tendrement, presque, branlant sa petite queue rapidement, avant de laisser ses doigts descendre directement sur son périnée qu'il cajola du bout des doigts, le massant avant insistance. Là... Il passa sa main nouvellement libre dans ses propres cheveux, leur redonnant un semblant d'ordre, puis il toucha à sa tempe, tâtant la plaie au cas où il serait resté des débris de verre. Juste du sang, du sang qu'il étala entre ses doigts, doigts qu'il engouffra directement dans la bouche de Joseph.

- Je suppose que ça ne te suffit déjà plus, n'est-ce pas ?

Huhu, il garde le sourire, haussant les sourcils, amusé. Il retire finalement les doigts de sa bouche, puis retire tout bonnement sa chemise qu'il rejette plus loin. Sa peau est si chaude qu'elle rivalise avec ses différents points de douleur, les atténuant pour un laps de temps éphémère. D'ici là... Il commence à défaire le haut de son pantalon, sortant son membre plutôt bien ragaillardi, turgescent comme il se doit.

- Je vais t'avouer quelque chose, Joseph. Dans le fond, je suis quelqu'un d'assez sanguinaire, on pourrait dire primitif oui. Me faire mal, c'est encore le meilleur moyen de m'enivrer pour te rendre la pareille au centuple. Tu m'as forcé à te frapper, et je dois dire que ce n'était pas... Si désagréable que ça.

Grin. Tu vois ce que je veux dire, n'est-ce pas ? En même temps qu'il parlait, ses doigts masturbèrent son propre membre, longuement, fermement, de la base jusqu'au gland. Il avait joui tant de fois cette nuit, mais l'excitation présente était d'un tout nouvel ordre, de quoi puiser sans scrupule dans des réserves insoupçonnées. Maintenant... Il sourit, fier quelque part, se jugeant trop bon alors qu'il attrapa la mâchoire comme le sommet du nez de Joseph pour ne pas obstruer l'air qu'il récupérait tout juste. Il ne perdit pas plus de temps pour se loger chaudement en plein dans sa petite bouche délicieusement ouverte, totalement offerte par ses soins. Je te souhaite bonne chance si tu veux me la mordre vu la prise que j'ai sur ta mâchoire, ah c'est sûr ça sera encore un peu douloureux entre ça et ton nez qui n'a pas dû beaucoup échapper à mon poing tout à l'heure... Il fallait croire que Vladislav avait décidé de lui offrir la panoplie complète des différentes façons d'étouffer quelqu'un. Mais eh, il n'allait pas s'en plaindre, frémissant déjà en profitant allégrement de sa cavité humide, allant et venant déjà à bon rythme en elle, jubilant férocement lorsqu'il décidait ou non de s'enfoncer plus entièrement en elle. C'est vous qui voyez, boss. Bon sang... Il soupira, prenant son plaisir, bien qu'il n'était pas encore des plus satisfaisants à son goût.

- Evite de régurgiter, sinon tu peux être sûr et certain d'étouffer pour de bon.

Et ça serait dommage little brat, parce qu'il n'avait strictement aucune intention de virer sa bite de ce trop bon fourreau. Tu l'avais voulue, non ? La voilà qui se plaisait encore et encore à marteler jusqu'aux profondeurs de sa jolie petite gorge.

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Lion cub

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MessageSujet: Re: Trahison, disgrâce   Mer 3 Jan - 4:13

Trahison, disgrâce 

L'esprit du mal est marqué sur sa face 



[ft. King Nikititch ♥]

Joseph ne sut pas si sur le moment, être aux mains des flics pouvait être pire qu’être entre ses mains à lui. Les deux avaient leurs avantages et leurs inconvénients. Mais la finalité faisait chier dans les deux cas. Dans le premier cas, il n’aurait pas à ressentir la moindre douleur mais aura le restant de sa vie foutue en l’air juste en allant en prison. Dans le second cas, eh bien… Il avait sa liberté aussi restreinte et voyait les risques de voir sa vie s’arrêter à chaque foutue seconde. Et il y avait ce mal de chien qui venait frapper tout son corps de plein fouet. Si Vladislav lui faisait peur ? Joseph était terrifié. Terrifié par la tournure des choses, terrifié à l’idée de se faire crever aussi facilement, et tout ça, mené par un seul homme ; alors oui, il était terrifié par Vladislav autant qu’il n’était fou de rage. Mais quelque part, est-ce-que Joseph n’était pas victime de ce qu’il venait de créer, d’engendrer ? C’est à cause de lui si Vladislav était devenu apeurant, c’est limite s’il ne l’avait pas aidé aussi à revêtir la tenue du sanguinaire primitif en lui teintant la tempe de rouge,  en abîmant sa chemise et en foutant sa coupe en l’air. C’était objectivement de la faute de Joseph oui. Il ne s’attendait pas non plus à une riposte, parce qu’il ne s’attendait tout simplement pas à un échec. Ça ne devait pas être envisageable. Hm… Qu’est-ce-qui avait raté ? Pas suffisamment de précautions de prises. Qu’est-ce-qu’il l’aurait empêché de l’attacher sur son putain de lit pour ne pas être gêné par ces putains de réflexes. Joseph aurait eu effectivement moult moyens à disposition pour réussir son coup mais… Oui, il n’avait pas prévu de le tuer à cet instant. C’était surtout impulsif. Un jeu. C’est limite s’il ne faisait pas le compte à rebours dans sa tête comme un sale mioche avant de lui coller ce verre dans la tronche.

Sous le rappel silencieux de ses ongles dans son cou, il fixa difficilement son sourire à mesure que sa peau se découvrait et que ses cuisses se dé-serraient. Oh, alors il était décevant et lassant parce qu’il rentrait dans le rang après seulement quelques coups ? T’es un marrant Nikititch, tu sais ? N’aurait-ce pas été plus pitoyable de continuer, presque complètement pété, à essayer de lui faire mal et de prendre le risque de crever bêtement ? Autant se résigner sous la douleur, et attendre qu’une porte de sortie s’ouvre d’elle-même. Joseph aurait bien été tenté de se dire que c’était dans la soumission que perdurait une part de liberté mais il était déjà complètement sonné pour avoir encore un minimum de cohérence logique et la bête en face n’avait pas l’intention de le relâcher et de le ménager. Il n’y avait pas de coopération possible, subit et ferme-là. Tsk… Son ricanement à l’égard de son érection le fit serrer des dents, quitte à ressentir une douleur plus vive à la mâchoire. Son ego en prenait un coup, enfin, pour peu qu’il lui reste une quelconque fierté désormais. Et… Dans un autre sens, il… était fasciné. Son érection, par quoi était-elle provoquée ? Dans le flot d’émotions, de sensation, et surtout dans la perdition que ça engendrait chez lui, il serait bien incapable d’y répondre pour l’instant.

Bien sûr que Vladislav accepterait de sauter une pute. Le refus ne l’aurait pas étonné en revanche si Vladislav se serait amusé à lui faire subir une longue abstinence en lui faisant frôler toujours à chaque fois le septième ciel sans jamais l’atteindre.

« A...Ah… ! »

Soudainement, son dos se arqua brutalement, sa voix brisée résonna dans la pièce maintenant habituée depuis cette nuit. Il était si faible maintenant, ce mouvement du poignet vif, rapide sur sa petite bite avait de quoi l’électriser et… Ce fut pire encore lorsque ses doigts vinrent masser la peau tendre de son périnée. Tout ses sens étaient en éveil depuis qu’ils étaient dans la cuisine, et même si son corps était fatigué, son esprit embrumé, aucune sensation n’était dénaturée. C’était à n’y rien comprendre, même pour lui. De toute manière, il avait arrêté de trouver un sens à quoique se soit, comme lorsqu’il vit Vladislav toucher sa tempe pour venir imprégner ses papilles du goût métallique de son sang. Putain… Il ne rêvait pas… Son sang avait un goût différent. Joseph… Ne le trouvait pas aussi écœurant ou impur que ceux des autres. Noble, c’était noble.

Est-ce-que ça lui suffisait ? Pour l’instant, il était surtout haletant et le visage affligé. Vladislav le savait, Joseph était devenu curieux maintenant. Intrigué, troublé, choqué au point de vouloir en voir plus sur cette réalité qui lui avait fait un pied de nez. Puis finalement, ses mots suivants l’achèvent. Vladislav était sanguinaire et… Aimait le frapper. Il… En frissonna intensément, en devint intérieurement fou, explosa, prit d’une jouissance intellectuelle brutale. Oui, bordel, oui… Il se souvenait de ce que le scandinave lui avait dit la première fois à l’hôtel.

‘Qui te dit que moi, je n'ai pas tué pour être à ma place aujourd'hui ?’
‘Des vieux salopards dégoûtants, plein aux as. Ils offensaient mon sens de l'esthétisme.’


Qu’est-ce-que c’était… ? Une chaleur dans le poitrail ? Vladislav était un sadique lui aussi, pour de vrai ? Eh bien… Il en avait la preuve juste à présent, non ? Ses yeux humides suivirent les mouvements de sa main le long de sa verge, hypnotisé d’une certaine façon. Puis c’est sans aucune résistance qu’il se laissa agripper la mâchoire et le sommet de son petit nez, encore assez lucide pour comprendre ce qui allait en découler de cet écartèlement buccal. Bon sang… Son cœur reprit de plus bel, affolé, c’était différent des fois où Vladislav prenait lui-même soin de baiser sa petite bouche. Parce que tout avait changé. Le norvégien n’allait tout simplement pas… respecter ses limites à lui. Parce que dès à présent, ce dernier le disait ouvertement : Ça ne lui était pas désagréable de voir Joseph souffrir. Et juste en une fraction de seconde, à partir de la seconde même où sa verge vint effleurer les premières parcelles de sa gorge… Il se transforma en petit animal agité, il s’agita oui, saisissant les poignets du scandinave, tirant dessus sans la moindre force. Il avait envie de vomir, il s’en sentait capable à tout instant, la bile qui commençait elle aussi à s’exciter aux rythme de ses coups de queues dans sa petite gorge. La bouche aussi ouverte, il ne pouvait que ressentir l’excès de salive s’échapper de ses lèvres, descendre le long de son petit menton. Comme ces larmes qui lui piquaient les yeux, à cause de la nausée, de étouffement, de la douleur aussi. Joseph n’avait jamais fait de gorge profonde pour la simple et bonne raison qu’il s’en sentait incapable.

Ça aussi, Vladislav le savait.

Les secondes devinrent des minutes, les minutes des heures, tout était affreusement lent sous ses coups de bite dans la gorge. Ses poumons ne s’oxygénaient plus, à force, il en venait à faire de l’apnée parce qu’essayer de respirer faisait bien trop mal… Tout ça pour finalement manquer de s’étouffer en reprenant son souffle trop brutalement, perdant la tête avec cette queue qui tapait sans cesse le fond de sa bouche. La lenteur et la faiblesse se traduisirent dans ses gestes, il ne luttait presque plus, réellement prêt à défaillir. Tout autour de lui devenait trouble, s’assombrissait, les yeux maintenant à demi-clos pour ne rien arranger. Mais avant de sombrer pour de bon, il se sentait comme… Libéré. Effondré sur le matelas, il inspira grandement, subitement, cette bouffée d’oxygène qui lui faisait défaut et qui avait failli arriver au dernier moment. Ah… Joseph… N’en pouvait déjà plus. Il en avait une affreuse migraine, sentait son visage pire que brûlant, les larmes et la salives semblables à des coulées de laves sur une terre déjà en fusion. Son souffle saccadé et rapide résonna, son petit torse se gonfla et se dégonfla avec la même vitesse. C’était… Insoutenable. Est-ce-que ça ressemblait à ça, de mourir ?

Et en ouvrant plus les yeux, il vit Vladislav, sa verge pire que brillante et surtout… Son visage. Il le fixa, puis en un râle plaintif et douloureux, il se tourna sur le ventre… Comme pour éviter que ça ne recommence, le fuir désespérément alors que le norvégien n’aurait qu’à appuyer sur son crâne pour l’obliger à s’étouffer dans les draps. Le jeune étudiant tenta de prendre la parole, cependant, ça n’était qu’une fois qu’il tenta de faire vibrer ses cordes vocales qu’il réalisait à quel point sa gorge était en feu. Déglutir lui faisait mal, et c’est limite si l’arrière goût d’acide qui manquait de remonter à chaque fois n’avait pas brûlé un peu plus les parois de sa petite gorge fraîchement déflorée.  

« ...Qu’est...ce que tu... »

Bordel, sa voix en était presque brisée.

« …veux… ? »


Qu’est-ce-que tu veux ? Pourquoi est-ce-que tu continues ? Pourquoi est-ce-que tu ne me tabasses pas avant d’aller prévenir la police ? Ah… Ah ah… Pourquoi est-ce-que Joseph était heureux… Pourquoi est-ce-qu’il était putain de joyeux… ? Pour être aussi sadique il fallait… Haïr l’humanité, ça n’était pas possible autrement. Doucement, tout bas d’abord, il finit par craquer en un rire frêle, fragile, sans doute aigu. Il tourna juste ce qu’il fallait de son visage pour pouvoir le fixer du coin de l’œil.

« … Ne… Ne le prends pas mal, je ne me moque pas de toi cette fois. »

Difficilement, aussi lourd son corps fut-il, il réussit à se retourner de nouveau sur le dos. Ensuite, il vint… Se redresser et enrouler ses bras autour de la taille de Vladislav. Là… La tempe contre son ventre, il inspira, dangereusement plus serein. Sa peau… Elle était si chaude, si ferme aussi. Affectueusement, il commença, à une main, à caresser la fine fourrure de son pubis, à la chérir, à l’enrouler autour de ses doigts. Il leva le visage vers lui, souriant tendrement.

« … Toi aussi, tu ne penses qu’à détruire l’humanité ? Toi aussi, tu la détestes autant que moi je ne la méprise ? Tu ne serais pas aussi… Sadique autrement, pas vrai ? »


Ah ah, c’était une vérité hideuse d’une beauté exceptionnelle. C’était comme-ci il avait retrouvé quelqu’un qu’il avait été obligé de quitter durant moult années. Vladislav… Vladislav… Ah… Je ne te méprise plus, comment le pourrais-je ? Tu es comme moi, tu es… bien trop parfait pour te mélanger aux autres, pourquoi n’avais-je rien vu. Comme enivré par cette révélation d’une ampleur quasi-religieuse, il prit l’une de ses mains, en embrassa son dos, encore et encore, comme un amoureux transi devant la beauté de sa promise, un fidèle ébahit devant la grandeur de sa figure spirituelle. Il susurra, les yeux demi-clos, le même sourire fin inscrit sur ses lèvres.

« Tu as… De si belles mains. Je suis désolé pour tout à l’heure. Ah… Comment n’ai-je pas pas voir à quel point tu es… Exceptionnel… ? On a plus besoin de se battre. On est… Du même côté toi et moi. »

Et sur ces derniers mots, il saisit cette même main, la déposant sur le haut de son petit crâne. Un lourd soupire s’échappa, comme… Soulagé, bien-heureux. Il la maintint tout contre ses fines mèches en y apposant ses deux mains à lui par-dessus. Ne la retire pas, je t’en supplie… Dès lors, Joseph ne le quitta plus des yeux, lui souriant si amicalement, avec tant de complicité… Comme-ci ce qu’il s’était passé tout à l’heure n’avait jamais eu lieu, comme-ci… Ce lionceau s’était retrouvé de nouveau parmi les siens.
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MessageSujet: Re: Trahison, disgrâce   Jeu 4 Jan - 20:00

Ce serait si décevant que Joseph lui préfère les flics en réalité, au moins avec lui, il pouvait continuer de s'enfoncer encore un peu plus dans l'expérience du jeu. Une chose difficilement envisageable en prison pour son gabarit réduit, à moins que... Non. Ils venaient de terminer un chapitre de l'histoire, il était seulement temps à présent de corser la difficulté. C'était Joseph qui avait pris cette initiative qui plus est, ce serait donc doublement pénalisant s'il arrêtait les choses maintenant. Enfin, Joseph avait un instant de survie développer. A quoi bon lutter quand sa vie était en jeu ? Ce n'était pas une fois mort qu'on pouvait continuer de planifier quoi que se soit, pour se venger ou pas. Enfin, lui-même fut plutôt surpris, presque fasciné également en voyant à quel point le corps de Joseph se révélait réactif malgré toute leur animalité de la nuit. Son corps avait été réactivé sous la pulsion sanguinaire... Je vois, petit chasseur va, tu n'as pas démérité ton titre de lionceau. Sa jeunesse était une qualité d'une certaine façon, on ne s'attendait pas à se faire attaquer par son petit minois, mais face à un alligator auto-éduqué dans la méfiance... Dire qu'il y a quelques mois encore, il s'en serait tiré avec de simples égratignures, mes félicitations Joseph. Ça signifiait qu'il était temps de redevenir cet homme fermé.

Ce même homme qui lui avait dit ces fameux mots à l'hôtel, c'est vrai, même si dans l'immédiat Vladislav n'y pensait absolument pas. Est-ce qu'il était sadique ? Il ne saurait le dire en fait. Ce n'était pas la souffrance de n'importe qui qui était capable de l'exciter, c'était la relation derrière, la tension... Monsieur le gentleman ne pouvait pas se permettre de n'être qu'un animal guidé par ses désirs primaires de domination pure avec le premier venu. Joseph... avait mérité ce qu'il lui était arrivé. Il avait amorcé le premier coup dans cette nouvelle partie avec lui, cette bite qui se logeait avec plaisir, s'engouffrait toujours plus dans sa petite gorge étroite... Il la méritait bien.

Et ce que ça pouvait être jouissif de lui faire endurer un tel châtiment. Je peux t'en délivrer à chaque instant, mais je n'en ai pas la moindre envie. Pas encore. Tu vois cette verge qui s'est tant démené pour t'offrir plaisir sur plaisir ? Eh bien vois son autre facette désormais. Il soupira, chaudement, tout bas, et plus Joseph se débattait, plus ça lui donnait envie de lui baiser toujours plus violemment la bouche. Et de même, plus Joseph cédait, abandonnait par défaut ses propres forces, et plus il se réfrénait. L'amusement se dissipait petit à petit, même si... Oui, il avait vraiment aimé voir son visage dévasté, aussi mis à mal, si rougi, en larmes, sa bouche si mouillée et trempée... Un coup d’œil à sa propre verge le fit sourire, révélant ses crocs satisfaits. Elle était toute mouillée elle aussi, si pornographique et luisante, comme après le passage d'une salope désespérément en manque. Et oui. Il savait que la bouche de Joseph n'était pas apte à faire un tel travail mais là résidait justement la difficulté. Une réelle punition ne devait pas être motivée par le plaisir allons. Elle devait inculquer quelque chose. Dans tous les cas... Voir Joseph ainsi éprouvé, si affaibli... Si pitoyable en cherchant à le fuir, venant tout juste d'échapper au coma temporaire... Il cherchait à retrouver un peu de contenance ? Fort bien. Une nouvelle fois, ses doigts tiquèrent lorsqu'il réalisa qu'il n'avait pas de cigare sur lui. Fait chier. Il voulait en allumer un, c'était un bon moment pour ça. Hmn ? Son regard retourna sans se presser sur Joseph, alors qu'il haussa haut un sourcil. Tiens tu peux encore parler toi ? Ce qu'il voulait ? Son rire lui fit à peine froncer les sourcils, il pouvait l'entendre oui, que Joseph ne se foutait pas de lui cette fois-ci. P'tit con va. Il ne répondit rien, juste... Il le regarda faire. Le regarda se relever tant bien que mal. Malgré tout ce début de journée chaotique, naturellement... Il n'avait plus de quoi se méfier de lui, ici et maintenant. Il s'en méfia pour avoir la conscience tranquille mais... L'attitude de Joseph, si elle était imprévisible, n'était pas moins incohérente avec ce qu'elle montrait. Ça lui fit même étrangement plaisir de le voir retrouver sa place soigneusement réservée, entre ses cuisses, tout près de son pubis. Ses bras longs de gringalet sportif... Tsh, il avait vraiment besoin de fumer un coup.

Joseph... resplendissait. C'était tellement perché comme réaction, si fou, qu'il... ne put que l'accepter comme telle pour y trouver du sens. Ça ne l'énervait pas, au contraire même, il fallait croire que cette béatitude chez le plus jeune était contagieuse de sérénité. Son visage aussi écorché par ses soins qu'anobli par la nature profonde de ses sentiments... Si purs ? Ah... Il soupira finalement, souriant finement en lui laissant le dos de sa main, grand seigneur qu'il était. S'il détestait... Non, haïssait l'humanité pour être si aisément sadique lors d'une volte-face ? Hmn... Bonne question.

- Tu n'es pas qu'effronté dans le fond, tu es aussi... Dérangé, c'est ça. Je suis plutôt du genre indifférent à l'humanité, ce que je peux haïr en revanche... C'est ce qu'elle peut engendrer.

Fufu, dérangé mais ça, ça ne le dérangeait pas plus que cela. Pas si on en croyait son sourire léger. Il observa la réaction de Joseph et, bon sang, il était réellement obsédé par les caresses dans ses cheveux, n'est-ce pas ? Ah, il n'eut pas le cœur à les lui refuser. Il caressa, encore et encore ses mèches, doucement pendant un long moment, le berçant juste là, puis plus fermement. il avait envie... De voir si ça pouvait le rendre fou. Joseph était dans un tel état qu'il le trouvait quelque part digne de confiance en cet instant. Pas pour sa vie, mais surtout pour recevoir ses propos. L'heure de la confession...

- La seule chose qui compte pour moi, c'est la splendeur de la Nature. Si l'humanité n'est pas apte à la protéger, alors elle mérite d'être punie en conséquence.

Il était sérieux, même si son sourire restait là, fin, léger. Enfin, il ricana aux derniers propos de Joseph, patpatant sa tête comme il le pouvait.

- Ne nous mets pas dans le même sac, surtout pas après m'avoir trahi je te prie. Tu vas devoir racheter ta faute, Joseph.

Et là... Il vient caresser sa petite bouche de son gland, lentement, affectueusement, caressant enfin à deux mains sa petite tête, si fermement. Tu aimes les caresses franches, la sensation des doigts qui passent et qui repassent, n'est-ce pas ? Alors en voilà des tas, des tonnes, rien que pour toi. Et plus ça allait... Plus ça sonnait érotique, même pour lui... Terriblement...

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MessageSujet: Re: Trahison, disgrâce   Sam 6 Jan - 4:19

Trahison, disgrâce 

L'esprit du mal est marqué sur sa face 



[ft. King Nikititch ♥]


Vladislav ou la police ? Hm… Le jeu ne s’arrêtait jamais pour lui. Parfois il pouvait devenir barbant, ennuyant à en avoir envie de se fracasser la tête contre le mur, ou alors attrayant, divertissant, jouissif. Le ‘Game Over’ n’apparaîtra pour lui qu’une fois que ce petit joueur sera contraint de se retirer pour de bon. Lorsqu’il sera contraint de crever. Alors non, l’expérience du jeu ne s’arrêterait jamais, mais elle serait assurément plus… Curieuse aux côtés de Vladislav que derrière des barreaux. Si triste, d’être contraint à jouer en étant enfermé, ça détruisait tant de possibilités… Assurément, il quitterait bien rapidement la partie et pour de bon, laissant derrière lui la trace de son passage, offrant à tout ce beau monde le témoignage de ses meurtres passés avant de tirer sa révérence. Mais dans l’étrange cas de Vladislav, il devenait aussi une forme de prisonnier, bloqué par ses règles à lui. Non… Non parce qu’à cet instant là, à l’instant même où Vladislav devenait maître de son approvisionnement en oxygène… Joseph y vit là comme une nouvelle forme de liberté, un tout nouvel univers de jeu, de vice, de plaisir, quelque chose de plus… Familier déjà pour lui. Il se retrouvait enfin en quelque chose, en des gestes, en une facette de quelqu’un.

Évidemment, il n’avait pas conscience que le changement opéré aurait de quoi être dérangeant vu de l’extérieur. Non, lui, il était bien trop… Heureux, bouleversé d’une tendre joie. C’était comme un soulagement après des années de recherches menées inconsciemment. Est-ce-qu’il avait toujours recherché Vladislav ? Va savoir. Alors on se retrouve et tu me trouves dérangé ? L’entendre dire ça pourrait presque le décevoir. Pourquoi serai-je dérangé ? Je ne le suis pas plus que cette société perverse, que ses composants tous impurs, écœurants, ignorants. Je ne suis pas plus dérangé que ceux qui sont friands de voyeurisme devant la télé, que ceux qui pensent à leurs intérêts derrière une bonne action… Ces gens baignés dans l’hypocrisie, n’assumant rien, bien pensants et pourtant destructeurs à leurs dépends. Les gens sont dérangés, pas moi. Moi… Moi, je veux juste m’amuser. Tout comme toi. Nous ne sommes pas si différents de ce côté là. Vladislav haïssait donc ce qu’engendrait l’humanité… Pourquoi ne pas la haïr tout court ? Elle était fautive, responsable de ce qu’elle entreprenait à tort. Tout simplement.

Bon sang… Il avait l’impression d’être baigné dans une chaleur douce, paternelle, rien qu’en sentant Vladislav… Venir caresser sa tête, répondre aussi facilement à sa demande. C’était si apaisant pour lui, il en frémissait, fermait les yeux alors qu’il se colla plus à lui encore, réfugiant son visage contre sa peau. Il soupira, longuement, déjà si frêle sous sa main. Doucement, il se mit à ronronner, Joseph était si paisible en cet instant. Comme protégé, il se laissa également bercé par le son de sa voix. La seule qui compte pour toi, est… ? Il leva les yeux vers lui. La Nature ?

« C’est drôle, tu dis que l’humanité devrait être punie pour ne pas avoir été capable de la protéger... »

Il lui sourit, tendrement, presque de façon angélique.

« Pourquoi est-ce-qu’elle ne serait pas punie pour l’avoir détruite ? Ça me semblerait bien plus… Cohérent… Ah… Pourquoi est-ce-que je commence à ressentir une pointe de jalousie… »

Ces derniers mots, il les avait susurré, enfouissant de nouveau sa petite truffe contre son ventre. On ne condamnait pas un assassin pour avoir empêché la mort de sa victime dans une tentative d’homicide volontairement lancée, si ? Enfin, assurément, cette logique était finalement propre à l’un de ses vices préférés : La destruction, le plus possible. Si on punissait l’humanité d’avoir dégradé la Nature, il ne resterait plus personne. Joseph, un monstre ? Non… Il exploitait juste les capacités propres à l’Homme : La création et la destruction. Il était créateur de son propre divertissement en étant destructeur. Honorant de ce fait l’héritage du Seigneur. Joseph, aussi ‘dérangé’ était-il, était également à l’image de Dieu Le Tout Puissant.. Ses narines se bercèrent de son parfum, comme celui plus naturel de sa longueur encore si tendue… De son pubis pareillement, cette douce fourrure emprunte de sa fragrance des plus masculines. Alors il avait une rivale, déjà à peine entré sur l’arène ? La Nature… Elle comptait tant pour toi ? Quelle tristesse, maintenant, il s’en sentait le devoir d’agir pour elle juste pour son ravissant visage marqué. Agir en faveur de sa rivale… Quel étrange concept, même pour lui. Enfin, pour l’instant il saurait se contenter de ces inestimables caresses sur sa tête. Celles qui le font sourire naturellement, qui le font rougir de bien-être alors qu’il le fixa de nouveau à ses mots nouvellement prononcés. Ah… Alors tu voyais cela comme une trahison ? Est-ce-que ça voulait dire qu’avant, je comptais pour toi ? C’est ça ? Putain, il… finit par rire tout bas, tout bas... J’ai tout gâché alors, hm ? Oh, mais non… Vladislav lui laissait une chance de se racheter… Ah… Ah ah, quelle opportunité inouïe, il était définitivement plus heureux qu’il ne l’aura jamais été au cours de son existence. Il voulait lui répondre que c’était légitime mais bien vite, son cœur repartit déjà de plus belle à l’effleurement de son gland sur ses lèvres et…

« ...Vladislav… »

Oui, oui… C’était trop bon, il devenait fou et paradoxalement si apaisé sous ses mains. Appuie plus fort, continue… Tendrement, il planta ses griffes sur sa peau, serrant les crocs alors que félinement, l’étudiant appuya davantage sa petite tête contre ses paumes, ronronnant tout plein. Le PDG connaissait son point faible désormais mais il était si heureux de pouvoir ressentir ses mains que ça n’avait aucune importance. Tant que Vladislav lui accorderait ces caresses, tout irait bien. Et tant que tout irait bien, il serait heureux. C’était étrange de connaître cette sensation sans avoir à ses pieds un revêtement écarlate et une créature inanimée à côté. C’était comme quand… Il était petit et insouciant, alors que paradoxalement, celui qui le mettait dans cet état avait manqué de le déchirer.

« Je ferai plus que me racheter. »

Sur ces mots, le jeune homme dégagea plus en encore sa verge, libérant en plus ses bijoux. Avec une certaine franchise, il saisit sa verge d’une main, la masturba en de amples mouvements. Et mesquinement, Joseph… Se donna une petite bifle avec sur sa joue, le sourire finement ancré dans le creux de ses lèvres.

« … Je deviendrai ton meilleur partenaire de jeu, Daddy. »

Son regard plongea pleinement dans le sien, prononçant cette promesse, la gravant dans l’air, le temps, et leurs deux esprits. Et avec l’amour fou qu’il entretenait pour sa verge, il la lécha sur le côté, de haut en bas, de bas en haut, achevant le tout d’une tendre succion sur son gland, l’embrassant pleinement. Puis il s’allongea totalement, se glissant plus entre les jambes de Vladislav… Pour finalement se redresser juste à peine, captant ses bourses que l’étudiant lapa longuement. Avec une fine dextérité, il les fit soigneusement se mouvoir d’avant en arrière sous le passage de sa langue avant de venir soudainement en gober une. Il l’aspira, fort, râlant gravement alors qu’il s’amusa à emprisonner sa bourse entre sa langue si tendre et son palais si fin pour la lui compresser en douceur. La seconde ne fut pas en reste, chérie entre ses lèvres, dans la chaleur ambiante de sa petite bouche. Ensuite Joseph reprit ses succions sur sa fine peau, tirant tendrement dessus entre ses lèvres, juste pour le plaisir de la voir revenir lentement se reposer le long de la forme sphérique de ses valseuses... C'était déjà si enivrant pour lui que, simultanément, l’étudiant se masturba vivement, branlant sa petite queue avec ferveur.

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