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 Quand c'est moi qui te suis, toi tu m'oublies... [PV Joachim ♥] [Terminé]

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MessageSujet: Quand c'est moi qui te suis, toi tu m'oublies... [PV Joachim ♥] [Terminé]   Lun 7 Nov - 2:44


Quand c'est moi qui te suis, toi tu m'oublies...
Je pense que je ne saurais jamais dire les raisons pour lesquelles sa fuite, sa froideur... m'ont bouleversé à ce point. Je l'ai regarder partir, de quelques pas à peine. Et je n'ai pas attendu pour le suivre le plus discrètement possible, et ne demandez pas plus pourquoi j'ai fait ça. Sa chevelure hirsute se balade derrière lui et j'en suis le mouvement comme si j'étais hypnotisé par cette cascade bleue. La lèvre mordue, je prends garde à garder une distance raisonnable afin qu'il ne me voie pas et ça semble plutôt bien fonctionner.

Je n'ai pas pitié, mais je ne crois pas qu'il ait réellement un endroit où passer la nuit et avec ce froid, ce n'est pas humain de laisser quiconque à la rue. Même si je ne suis pas assuré du fait qu'il soit réellement honnête ou non, j'ai eu une certaine éducation et il ne sera pas le premier à qui je tends la main. Juste pour le plaisir d'aider, ne serait-ce qu'une nuit. Puis je dois bien avouer que j'ai du faire quelque chose qui lui a déplu pour qu'il change du tout au tout. Et j'aimerais m'excuser de ça, et savoir de quoi il en retourne.

Quand il s'arrête, il semble regarder autour de lui et reste sur place, saisit des cartons parfois détrempés, ou pas tout à fait secs, du papier et semble s'installer ici. Je hausse un sourcil et m'approche de lui à pas feutrés, ma veste toujours dans les mains, je m'assieds à côté. Le cul à moitié sur son carton de fortune et au sol.

▬ Je ne sais pas ce qui a... hm... ce que j'ai fait, mais je m'en excuse. Alors, si vous vouliez bien acc-!

Je cesse immédiatement de parler quand je constate sa mine déplorable et du sang chichement essuyé sur son menton et la panique me saisit un instant. Sur les genoux, je prends son visage entre mes mains que je devine de glacées et tente d'essuyer les traces déjà plus ou moins sèches. À vrai dire, je ne sais même pas s'il est en état de dire quoi que ce soit ou comprendre ce que je dis. J'ai juste les yeux qui vont partout et je pose ma veste sur ses épaules trop larges.

▬ Il faut vraiment aller aux urgences maintenant. Vous ne pouvez pas rester dans un tel état et... Allez, mettez-vous debout et on y va ! Je vous emmène et ne vous en faites pas pour les frais.

Ma voix trahit ma panique et il pèse un poids de mort quand je tente de le relever, j'y parviens à peine et je finis par me plier et le saisir sous ses aisselles pour le redresser, et cette technique semble mieux fonctionner. Je ne sais même pas s'il saura marcher quelques pas sans s'effondrer.

▬ Venez au moins à la maison, que j'appelle les secours. Et je vous laisserez tranquille après ça, je vous assure. Mais il est tout à fait hors de question que je vous laisse ainsi ce soir. Je suis responsable de vous et maintenant vous allez tranquillement vous laisser faire. Ensuite, je ne vous embête plus. Allez juste vous faire soigner.

Et je le traîne, tant bien que mal, jusque chez moi, je tire de toutes mes forces et je ne sais pas comment je fais pour ne pas m'essouffler. Devant la porte de chez moi, je me demande où se trouvent mes clés, et c'est affolé que j'entre, parce que je n'ai pas fermé quand je suis sorti, et qu'il aurait pu se passer n'importe quoi. Ça ne me ressemble pas d'être aussi tête en l'air et je m'en mords la lèvre inférieure.

Malgré tous mes efforts, je ne parviens pas à lui faire passer les quelques marches, mes essais sont infructueux et se terminent de la pire des manières. À bout de force, je le lâche malencontreusement et il s'étale sur le tapis d'entrée. Je me mets à genoux devant lui, la tête penchée pour le regarder. Vérifier son état.

▬ Il y a un fauteuil plus loin et... autrement ne bougez pas d'ici, je vais aller chercher une serviette, de l'eau chaude et je vais vous débarbouiller.

De toute façon, je doute qu'il sache bouger...

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MessageSujet: Re: Quand c'est moi qui te suis, toi tu m'oublies... [PV Joachim ♥] [Terminé]   Lun 7 Nov - 15:22

Quand c'est moi qui te suis, toi, tu m'oublies...

Adam Modestine ♥

On ne peut pas dire qu'il soit discret ou bien c'est mon habitude d'être sans arrêt sur mes gardes qui a fait que je l'ai entendu me suivre. Quand je le vois s'asseoir sur mon bout de carton, je n'ai même pas la force de protester, je me contente simplement de lui lancer un regard lasse. Ma fatigue est revenue en flèche... Je n'en peux plus, mon corps me dit clairement d'aller me faire foutre. Ma respiration laisse passer un bruit d’encombrement et j'espère que je n'ai pas choppé quelque chose, genre une pneumonie ou un truc comme ça.

Je suis prêt à lui dire que ça ne vaut même pas la peine qu'il s'excuse, mais d'un coup, il s'affole. En position à genoux, ses mains saisissent mon visage et ses yeux sont partout à la fois, j'ai à peine la force de retenir la veste qu'il me met sur les épaules.

  J'veux pas y aller...

Ma voix est rauque et je tousse une nouvelle fois pour dégager les glaires dans ma gorge. Je le laisse faire lorsqu'il prend appui sur ses jambes pour me soulever et c'est à ce moment que je réalise que je n'ai plus aucune volonté de bouger le moindre de mes muscles. Je me laisse totalement faire.

J'vais bien...

Je crois que je perds plusieurs fois conscience pendant le chemin et les quelques fois où je me réveille, c'est seulement pour tousser à m'en crever les poumons. Quand, je reprends mes esprits une bonne fois pour toute, je me sens tomber sur quelque chose de mou... Un tapis sans doute... Ah... Ça me va de passer la nuit ici, c'est plus confortable que les cartons...

J'observe le visage inquiet de mon bel inconnu. Un léger sourire étire mes lèvres et je me force à lever le bras pour caresser sa joue.

C'est quoi ton nom ?

Je suis dans un état lamentable et franchement, j'en ai plus rien à foutre de ce qui pourrait suivre, j'ai juste envie de savoir son nom si je suis destiné à claquer maintenant...

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MessageSujet: Re: Quand c'est moi qui te suis, toi tu m'oublies... [PV Joachim ♥] [Terminé]   Mar 8 Nov - 19:51


Quand c'est moi qui te suis, toi tu m'oublies...
Je ne sais dire combien de fois il a perdu connaissance, ni même combien de force ça lui demande de se battre autant. Et à quel point ça l'épuise. Il n'a pas fuit, ni bouger de place entre le moment où je l'ai laissé sur mon tapis et celui où je suis revenu avec une bassine d'eau chaude et des serviettes éponge. Je ne sais pas s'il a conscience que j'essuie son visage afin de retirer ce sang quand il ouvre les yeux et me regarde.

Me regarde d'une manière dont j'ignore le sens. Mes yeux sont d'abord écarquillés quand je vois cette lueur étrange dans son regard puis je reprends mon sérieux et ma besogne, en tachant de ne pas être troublé par cette main qui se pose sur ma joue. Je suis content que mon coeur ne s'affole pas au point où mes mains en tremblent, mais je n'en suis certainement pas loin...

▬ Adam. Juste Adam. Et vous ?

Je trouve que c'est une bonne idée de lui parler, parce que, mine de rien, il pourrait perdre conscience plus longtemps et il pourrait même lui arriver pire chose à l'avenir. Alors je tente un sourire, je fais ça si rarement... et je fini par nettoyer son visage complètement, ses bras découverts alors qu'il fait un froid de canard dehors. Ce que je peux voir, et pour la bienséance, et aussi par timidité, je ne m'occupe pas de retirer ses vêtements pour le laver entièrement.

▬ Quand vous irez mieux, vous irez prendre une douche à l'étage. La salle de bain n'est pas très grande, mais il y fait bon avec le chauffage d'appoint. En attendant, je vais tenter de trouver des vêtements qui pourraient vous aller pour la nuit... et laver ça...

Je désigne ce qu'il porte du doigt sans le toucher avant de soupirer et lâcher ma serviette pour le tirer de nouveau vers le canapé que j'occupais quelques heures avant. Il doit être tout froid, et ma couverture est encore dessus, c'est cette lampe qui éclaire la pièce depuis tout à l'heure. Encore une fois, je tente de le lever, mais je crois que j'ai puisé toutes mes forces cette fois.

▬ Par contre je vais avoir besoin de votre aide pour vous hisser dans le canapé. Je vous aurais bien prêté mon lit, sans souci, mais je crains que les marches ne soient l'effort de trop.

Je lui demande de ne pas trop bouger le temps que je revienne, je le laisse se débrouiller avec ce canapé à gravir et je remonte ma bassine et redescends avec un chocolat chaud quelques minutes après, je lui pose sur la table à côté du canapé. Encore une fois, je m'excuse pour aller trouver des vêtements en haut, je me précipite, me hâte, me cogne parfois contre un meuble ou un carton. Mais je fais tout pour revenir le plus vite possible auprès de lui et constater son état.

▬ Vous souhaitez quelque chose aussi à manger ? Les biscuits accompagnent souvent bien le chocolat chaud...

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MessageSujet: Re: Quand c'est moi qui te suis, toi tu m'oublies... [PV Joachim ♥] [Terminé]   Mar 8 Nov - 22:57

Quand c'est moi qui te suis, toi, tu m'oublies...

Adam Modestine ♥



  Joachim...

Je n'ai pas hésité une seconde à lui communiquer mon prénom et pourtant, il pourrait aller porter plainte après ce que je lui ai fais. C'était presque du harcèlement... Est-ce que c'est cette idée qu'il a derrière la tête ? De me balancer aux flics une fois que j'irais mieux ? Pourtant son sourire me fait craquer... Maladroit, un peu crispé, on dirait qu'il tente vraiment de me mettre en confiance. Fermant à nouveau les yeux, je le laisse me nettoyer le visage.

Oh... Sinon, ça peut attendre demain matin.

Très classe Jo'... On va croire que tu crains les douches... Mon regard s'attarde sur la porte et je grogne de douleur quand Adam tente de me hisser jusqu'au canapé. Son visage montre un air désolé parce que sa force semble manquer pour me hisser jusque là. Je pouffe de rire et ça me fait mal aux côtes, pourtant j'en ai rien à faire. Ça me fait du bien... Retrouver cette joie de vivre alors que tous les jours, je me dis que je vais claquer.

Ça va aller... Laisse-moi le temps de récupérer un peu. J'ai l'habitude. Ce genre de crises arrivent fréquemment.

Je profite qu'il s'éclipse quelques instants pour me hisser sur le canapé et je pousse des petits bruits de satisfaction sous le moelleux du tissu... Combien de temps n'ai-je pas toucher ce genre de meuble aussi confortable ? J'ai presque envie d'embrasser les coussins. Quand j'y suis installé, je me blottit contre un coin, un petit oreiller entre les bras et mon sourire est lumineux lorsque je vois le propriétaire des lieux arriver avec un chocolat chaud, j'ai a peine le temps de le remercier qu'a nouveau, il s'en va en bredouillant des excuses. Est-ce qu'il me fuit ? Je suis pourtant incapable de lui faire le moindre mal dans mon état.

Des biscuits ? Vraiment ? Avec plaisir !

Je frappe dans mes mains comme un enfant le ferait devant un nouveau jouet, impatient de voir arriver des biscuits. Doucement, je saisis mon chocolat chaud, ça sent vraiment bon... Et le goût... Est excellent. Intérieurement, je ronronne et je me lèche le liquide qui traînerait encore sur mes lèvres. La couverture me fait de l'oeil... J'hésite... Et pour finir cède à la tentation en m'enroulant dedans comme dans un cocon. Mon visage est à peine visible, seul mes mains sortent de sous le duvet qui commence déjà à réchauffer mes os glacés.

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MessageSujet: Re: Quand c'est moi qui te suis, toi tu m'oublies... [PV Joachim ♥] [Terminé]   Jeu 10 Nov - 0:06


Quand c'est moi qui te suis, toi tu m'oublies...
Je le laisse encore une fois seul avec lui-même afin d'aller chercher ces fameux biscuits et des vêtements. J'ai prit le temps de l'examiner consciencieusement, j'espère qu'il ne l'a pas remarqué, afin de connaître ses mensurations. Juste au regard, j'avoue que j'ai eu difficile, mais malgré tout, il me paraît un peu plus en chair que je ne le suis. Alors je décide de prendre dans ma penderie ces vêtements de l'époque révolue où j'étais un peu plus rond en me doutant qu'ils vont lui aller à merveille. Vu la chaleur qu'il dégage habituellement, je préfère ne pas lui en mettre trop, mais je laisse une veste de côté, au cas où il aurait un peu trop froid.

Après un passage éclair dans la chambre, je retourne vers la cuisine et ouvre le placard à chocolat, originalement appelé ainsi par moi-même. Parce qu'il contient d'avantage de chocolats que de réels biscuits. Je me rends compte que je ne connais pas ses goûts et je ne sais pas quoi lui ramener, alors je prends deux paquets différents et les cookies me font déjà de l'oeil. Je referme tout et je descends avec les bras chargés de vêtements chauds et moins chauds, de paquets de biscuits et d'une couverture supplémentaire chopée au passage.  

▬ J'espère que je n'ai pas été trop long... J'ai ramené des vêtements à la bonne taille et... oh... vous avez fait connaissance avec Sibérie.

Je lorgne cette boule de poil terrible qu'est mon chat et elle a l'air de ronronner, en boule, confortablement calée contre mon invité surprise. Elle doit sûrement profiter de sa chaleur. Ça ne m'étonne même pas ! Cette chatte me déteste cordialement malgré tout le bon soin que j'ai pour elle. Une petite angora grise avec de magnifiques yeux bleus qui sont un peu à me rappeler ceux de Joachim... À méditer. Elle a une bouille de bébé d'un an à peine alors qu'elle en a déjà trois. Une peste cachée derrière un minois d'ange.

Je n'ose même pas approcher ma main d'elle au risque de gagner quelques belles griffes, je m'assieds juste à côté de mon invité et je la toise du regard pour être sûr qu'elle ne tentera pas de me sauter dessus pour m'égorger vif -j'exagère un peu. Mais non, elle a trouvé son alpha, je dois bien le reconnaître.

▬ C'est une vraie peste, il ne faut pas se fier à son air de benêt. Pour la douche, vous avez le temps, évidement. Je proposais plus par politesse qu'autre chose. Mais que je ne vous y prenne pas à repousser l'échéance pour rester le plus longtemps possible ici, Joachim.

Les vêtements posés sur le bras de fauteuil de mon côté, je me décharge d'une boîte de biscuit, ouvrant celle de cookies en me léchant presque les babines et je la pose sur mes genoux, j'en pioche un immédiatement, je ne sais pas résister à ces sucreries... c'est de la sorcellerie... et je profite que l'inconnu -tout est relatif- ait sa tasse de chocolat chaud dans les mains pour plonger mon biscuit dedans et le grignoter immédiatement avant qu'il ne fonde trop à cause du liquide chaud.


▬ N'hésitez pas à vous servir. Je veux dire, même si vous devez aller aux toilettes... ou quoi que ce soit, n'hésitez pas à demander. Ma chambre est la première à droite, ne vous inquiétez pas et venez me réveiller. D'accord ?

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MessageSujet: Re: Quand c'est moi qui te suis, toi tu m'oublies... [PV Joachim ♥] [Terminé]   Jeu 10 Nov - 18:08

Quand c'est moi qui te suis, toi, tu m'oublies...

Adam Modestine ♥

Toujours emmitouflé dans la couverture, je bois tranquillement ma tasse de chocolat quand soudain, je sursaute à l'arrivée d'une petite boule de poil. Pendant un instant, elle m'observe de ses grands yeux bleus et doucement j'approche ma main. Directement, sa tête vient pousser pour intimer plus de contact et rapidement, je peux entendre des ronronnements.

Viens par là, toi...

Après avoir déposé ma tasse sur la petite table, je saisis avant de le coucher dans le creux de mon bras et c'est avec plaisir que j'ai le droit de lui grattouiller le ventre. C'est une fille... Héhé... Pas étonnant qu'elle craque sous mon charme. Après un moment de câlins, je la laisse aller, mais son choix est de venir se blottir contre moi. Les petites vibrations de ses ronronnements m'apaise et m'apporte une chaleur réconfortante. Mais ce n'est guère pour me déplaire. Tellement absorbé par la contemplation de cette féline créature, je sursaute à la voix d'Adam avant de récupérer mon sourire.

Elle est adorable. J'aimais bien récupérer les chats errants quand j'étais gamin. Pour te répondre.. Ne t'en fais pas, je ne vais pas m'éterniser ici. Mais, je ne te cache pas que je profite autant que je le peux. C'est tous les jours que j'ai droit à un tel confort... Héhé !

Toujours les doigts fourrés dans le pelage incroyablement doux de ce petit animal qui semble m'avoir adopté, j'écoute le propriétaire des lieux m'expliquer où est sa chambre et son invitation me fait plaisir. En temps normal, on aurait attendu que je me rétablisse et j'aurais été dehors dès que mes jambes étaient disponibles. Adam semble différent... Je ne sais pas dire pourquoi. Mais, je ne vois aucune arrière pensée dans ses paroles.

Ça devrait aller.. C'est déjà gentil de m'offrir ton hospitalité...

C'est même bien trop gentil. Mon estomac crie famine quand mon regard se pose sur la boîte de cookie et c'est presque gêné que je me permets d'aller en piocher un dans la boîte pour le grignoter le plus lentement possible... Bordel, c'est tellement bon... Chaque saveur fond sur ma langue et je ronronnerais presque comme la petite Sibérie qui d'ailleurs semble vouloir sa place sur mes genoux plutôt que sur le canapé.

Tu vis tout seul, ici ?

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MessageSujet: Re: Quand c'est moi qui te suis, toi tu m'oublies... [PV Joachim ♥] [Terminé]   Mer 23 Nov - 19:48


Quand c'est moi qui te suis, toi tu m'oublies...
Offrir son hospitalité, gentil ? Non, naturel en réalité. Sans doute Joachim faisait-il parti de ces gens qui n'ont pas eu la chance de grandir dans une famille, pas forcément aisée, mais où il ne manque de rien. Si c'était le cas, je ne savais pas deviner ce qu'il avait pu traverser et je ne me sentais pas assez curieux pour lui demander. Je ne faisais, au final, que le regarder parler, la seule chose que je trouvais assez intrigante se trouvait dans sa bouche. Et il se mit à manger, timidement, comme si je ne l'avais jamais autorisé à le faire, ou plutôt comme s'il redécouvrait ces saveurs. Décidément... je devais sans doute revoir mon offre, et mon jugement sur lui.

▬ Depuis à peu près un an. Mais je ne gagne pas encore correctement ma vie pour me permettre de faire les travaux d'un seul coup. Mes parents ont bien tentés de m'aider, mais j'ai refusé leur offre, je préfère m'en sortir par moi-même. Certainement une question de fierté.

La question brûle mes lèvres, de savoir en retour où il habite, avec qui, mais au final je garde juste la boîte de cookies sur mes genoux et je ne cesse pas de regarder ses dents comme si c'était l'objet le plus fabuleux de la planète.

▬ Puis, je ne vis pas seul. Je suis avec cette petite teigne.

Maladroitement, je tente une caresse sur la tête de cette petite boule de poil qui se hérisse aussitôt à mon contact et me donne un coup de patte, de griffe accessoirement. Je ne grimace même plus, je caresse à peine ma main pour faire passer et je reprends mon grignotage du soir, profitant toujours du chocolat qu'il a dans les mains.

Je pense qu'une sorte de gêne se forme dans mon esprit car je commence, mine de rien, à m'écarter un peu de cette cuisse que je sens contre la mienne. Il a une température élevée et j'ai comme l'impression que le moindre toucher venant de sa part va me brûler jusqu'à l'âme. Alors je me protège de lui, et je prétexte ne pas être fort amateur du contact, quel qu'il soit.

Et pourtant, c'est bel et bien moi qui profite qu'il ait la bouche ouverte pour y fourrer un doigt et toucher sa canine pointue. J'appuie un peu dessus et l'examine du regard -sans prêter attention à ce reste de biscuit en bouche.

▬ Ça doit vraiment faire mal, si vous venez à mordre quelqu'un...

Je ne sais pas dire pourquoi je me sens aussi bien avec lui, et aussi gêné -soumis. Je gronde intérieurement et finit par retirer mon doigt de sa bouche -sans son consentement, on pourrait presque dire que c'est un viol...- et je repose tout sur la petite table basse avant de me lever.

▬ Reposez-vous bien, vous en avez besoin. Vous aurez tout le temps de prendre une douche demain. Et je tâcherai de ne pas faire trop de bruit afin de ne pas vous réveiller. Avez-vous assez de coussins, et de couvertures ?

Si je lui ai dit de ne pas repousser la sentence quant au fait qu'il devra partir le lendemain, j'ai bel et bien l'impression que c'est moi, actuellement, qui refuse d'aller dormir alors que le sommeil me gagne de plus en plus et je bâille ouvertement. Il est tellement tard, l'horloge affiche trois heure du matin et je n'ai pas pour habitude d'aller dormir aussi tard, sans doute même qu'au petit matin, je n'aurais pas de mal à traîner au lit.

Je me penche d'ailleurs sur lui, presque renversé sur ses cuisses pour saisir ce T-shirt trop large et usé jusqu'à la corde que j'enfile pour dormir. J'ai traîné toute la journée à lire au lieu de ranger mes livres et étagère. Avoir quelqu'un pour m'aider dans la boutique serait un net avantage pour moi et je ne procrastinerai sans doute pas autant.

Les joues légèrement rougies, je me relève de ses genoux où j'ai finit par prendre appui et m'excuse en balbutiant, montrant ma loque dans la main. Je ne sais pas dormir sans, c'est grave... Pire qu'un gamin. Sibérie ronronne toujours contre lui et je pense qu'elle aime la chaleur qu'il dégage, et qu'elle a trouvé contre qui dormir ce soir.

Allez, Adam ! Motive-toi, bouge-toi et va dans ta chambre ! Je me motive encore quelques fois et me répète ces mots puis je fini par me lever et prendre le chemin des escaliers qui mènent à l'étage.

▬ Ne partez pas sans me prévenir, j'aimerais vous parler demain. Enfin... tout à l'heure. Bonne nuit, Joachim.

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MessageSujet: Re: Quand c'est moi qui te suis, toi tu m'oublies... [PV Joachim ♥] [Terminé]   Mer 23 Nov - 20:49

Quand c'est moi qui te suis, toi, tu m'oublies...

Adam Modestine ♥

Je n'étais qu'à mon deuxième cookie et je devais sans doute ressembler à une petite souris car je grignotais plus qu'autre chose pour profiter de chaque saveur que le biscuit pouvait m'offrir, tout en continuant de lécher plus que manger, j'écoutais Adam m'expliquer sa situation, ça ne m'étonne même pas qu'il soit quelqu'un de fier, même avec son allure de gosse de riche, il semble avoir une personnalité assez spéciale.

C'est tout à ton honneur.

Le coup de patte de Sibérie me fait manquer un battement de coeur, sans pouvoir m'en empêcher, j'accorde une petite tape sur la tête de la petite peste qui me regarde d'un air plus qu'outré avec ses grands yeux bleus. Elle me fait penser à Adam. Ils ont vraiment un air de ressemblance... Mais ce n'est pas pour autant qu'elle bouge de place. Je serais son coussin jusqu'à ce qu'elle en décide autrement.

Je commence à te croire sur le fait que ce soit une teigne...

Un bref échange de regard s'opère, et j'aurais voulu que ça dure plus longtemps, mais le propriétaire des lieux semble plus mal à l'aise qu'autre chose. Je le sens se tortiller pour éviter le contact entre nous, et je n'ai clairement pas envie d'entrer dans son jeu. J'aime que nos corps soient en contact, ça m'a toujours rassuré les étreintes et les touchers. Quitte à le faire fuir, je ne cesserais pas.

Soudain, au moment où j'ouvre la bouche pour mordre à pleine dents dans mon biscuit, je sens son doigt entrer dedans. Celui-ci palpe l'une de mes canines assez développée, je cligne un moment des yeux avant de passer ma langue sur son index et c'est presque avec regret que je le vois retirer sa phalange. Merde... J'aurais pu lui faire une démonstration de mes talents d'allumeur...

Ce n'est pas forcément désagréable quand on se fait mordre de la bonne manière...

Je n'ai pas envie de le laisser aller dormir, j'ai carrément envie de lui demander s'il n'a pas assez de place pour moi dans son lit, c'est distraitement que j'hoche la tête pour lui faire comprendre que j'ai entendu sa phrase et que rien ne me manque.

Je sursaute lorsqu'il s'étale sur mes genoux à la recherche de... Je ne sais pas vraiment quoi. Mais ma réaction se fait immédiate. Son corps contre le mien éveille mon bas ventre et je ne peux lutter contre la chaleur qui se propage jusqu'au bout de mes doigts. Nerveusement, je me racle la gorge et j'attends patiemment qu'Adam se redresse, mes joues sont en feu et j'ai dû mal à trouver mes mots... Mots qui ne sortent pas d'ailleurs...

Sa phrase reste en suspend pendant un instant, chaque mots flottent dans l'air. Je pourrais presque penser qu'il s'enfuit et j'ai presque envie de bouger du canapé pour voir ses hanches balancer au rythme de ses pas. Mais, je ne le fais pas. Je reste sagement à ma place et m'allonge contre les coussins, laissant Sibérie se caler contre moi. Le sommeil ne tarde pas à m'emporter et pour une fois, je m'endors l'esprit troublé.

Je ne sais pas combien de temps s'est passé lorsque je me réveille en sursaut suite à un cauchemar, le petit animal qui s'était installé à mes côtés semble ne rien sentir, endormie profondément, c'est avec précaution que je retire la couverture, avant de poser mes pieds au sol, testant un instant si mes forces étaient enfin revenues. Et c'était le cas. Je me retiens de justesse de faire une petite danse de la joie.

Lentement, je me lève et me dirige vers les escaliers qui mènent vers la chambre d'Adam, rapidement, je laisse mes pieds nus savourer le confort de la moquette dont les marches sont recouvertes, si j'avais un sol pareil chez moi, je passerais ma vie à dormir sur le sol plutôt que sur le matelas de paille qui me sert de lit...

Arrivé devant la porte de la chambre d'Adam, je n'hésite pas une seconde avant de l'ouvrir pour y entrer quand j'entends des craquements résonner. L'obscurité me fait un peu perdre mes repères, mais je peux distinguer sa silhouette sous les draps. Alors d'un bond, je saute sur le matelas pour éviter d'être trop proche de sous le lit. C'est stupide, mais j'ai garder cette terreur enfantine du monstre qui pourrait se cacher sous le sommier.

Adam... Je peux dormir avec toi ? Ta maison fait flipper...

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MessageSujet: Re: Quand c'est moi qui te suis, toi tu m'oublies... [PV Joachim ♥] [Terminé]   Dim 27 Nov - 3:26


Quand c'est moi qui te suis, toi tu m'oublies...
Je ne sais pas qui je dois remercier pour cette façon imperturbable que j'ai de rester devant les personnes qui m'entourent. Mais je le remercie de tout mon coeur. Parce que j'ai clairement fuit cet être brûlant qui me possède autant qu'il me dépossède de tout ce que j'ai. De tout ce qui fait de moi ce que je suis. Comme si je ne savais plus penser et des pensées me submergent, me noient dans un océan de sensations que je ne sais pas éprouver. Comme si tout ce que j'avais lu dans les livres venait d'être, tout à coup, une explosion, un feu d'artifice joyeux mais incendiaire.

Ai-je bien fait de le laisser dormir ici ?

Je ne sais pas pourquoi j'ai joué la carte de cette hospitalité aussi forte. Que je m'explique, je suis quelqu'un d'hospitalier, mais pas au point de dire où se trouve ma chambre quand je dirais à d'autres où se trouve la salle de bain et les toilettes. J'ai envie qu'il vienne dans ma chambre, qu'il me réveille doucement après m'avoir observé, qu'il m'ait caressé les cheveux, ou le visage, qu'il souffle près de moi et m'embrase, me pose une simple question et disparaisse avec un discret merci. Je veux ça.

Je ne comprends pas le flot de sensations qui s'écoulent dans mes veines. C'est chaud, terriblement chaud et quand je gagne ma chambre je suis déjà tremblant. Je ne déteste pas ça, mais je n'aime pas non plus en venir là... Je prends garde d'avoir bien fermé ma porte, et comme si j'allais commettre un crime, je m'assied dans le lit doucement, afin de ne pas faire craquer le sommier. Je ne veux pas froisser les draps, je ne veux pas qu'on sache que je suis ici, ou ce que je m'apprête à faire.

Mon training est vite enlevé, je crains le chaud, je ne déteste pas le froid. Peu importe, je ne sais pas me résoudre à enlever son T-shirt, je le garde simplement et pourtant je sais qu'il sera déjà de trop... Il part quelques minutes après. La moindre sensation de la peau plus que chaude contre la mienne me revient toujours plus fort encore au fur et à mesure que mon cerveau comprend ce que je vais faire.

Et, honteusement, j'admets qu'il ne m'aura pas fallu bien longtemps pour venir à bout d'un instinct primaire, purement animal. Méfait essuyé, je me roule sous mon épaisse couette comme mon chat l'a certainement fait contre Joachim et il ne me faut que très peu de temps avant de m'endormir. Et j'ai l'impression qu'il me faut aussi peu de temps pour être réveillé d'un bond. Je n'y vois rien, pas tant par le noir environnant, mais les formes sont floues devant moi par manque de lunettes sur mon nez. Je comprends qu'il s'agit de lui uniquement à cause de sa voix. Je n'ai pas une peur une seule seconde. Ça aurait pu être n'importe qui, mais étrangement, je savais qu'avec cet homme au rez-de-chaussée, je ne craignais rien...

▬ Je... Ce n'est pas rationnel, il n'y a rien qui puisse faire peur chez moi...

D'un autre côté, je pense que la présence de Sibérie, aussi emmerdante soit-elle, m'a énormément réconforté quand j'ai emménagé ici. Je ne suis pas quelqu'un de cartésien et en la voyant faire son nid tranquillement, sans feuler sur quoi que ce soit qui puisse être paranormal, je me suis dit que cette maison était sans doute faite pour moi.

Je ne peux pas deviner son air dans le noir. Pourtant la fenêtre est derrière moi quand je me tourne vers lui pour l'observer, et c'est moi qui suis en contrejour. J'aime bien cette sensation, parce qu'on ne peut pas me voir et on devine juste mon corps à cause de la lumière qui forme une auréole autour. Je préfère ma position parce que je peux voir sa peau luire à peine sous l'éclat de la pleine lune.

▬ Attend juste que je me rhabille...

J'ai honte de lui avouer que je dors nu. Mais honte ! Je suis rouge, je le sens à mes joues en feu et je remercie le ciel que la lumière soit éteinte. Alors je me lève et je tâtonne de mes pieds sur le sol pour retrouver mes affaires que j'enfile à la hâte. Je n'aime pas la sensation d'un vêtement déjà porté sur ma peau, mais on laisse le maniaque en moi de côté pour une nuit. Quand je suis de nouveau armé de mon boxer et T-shirt, je me mets dans le lit et ouvre les couvertures afin qu'il s'y glisse.

Cette fois-ci je reste sagement de mon côté et j'ai bien plus de mal à m'endormir. Je lui tourne le dos, je ne sais pas pourquoi, mais c'est comme si le fait de voir cette forme à côté de moi m’inciterais à me coller contre lui et profiter de sa chaleur -alors que je suis sensé détester ça ! Que quelqu'un m'aide, je ne me comprends pas. Ça doit être la pleine lune...

Dans tous les cas, j'ai réellement l'impression de me trouver dans un tout petit cocon confortable et je ne sais pas quand je sombre, je ne sais pas ce que je fais, si je bouge, si je frappe -ça m'est déjà arrivé en étant enfant-, mais je me sens relativement, relativement, à l'aise. Et je suis bercé par une présence rassurante.

Je me pelotonne un peu plus, je me sens sourire. Je ne sais pas à quel moment j'ai su dissocier la nuit du matin dans ma tête, à vrai dire je pense même avoir raté l'heure habituelle de mon réveil, mais peu importe. Je suis calé contre un petit nuage empreint de soleil et il n'y a rien de plus agréable sur cette terre. Je me love un peu plus, chipote contre cette douceur que je ne connais pas et je me sens l'âme d'un chat qui fait son lit. Le dos des mains presque plaqués contre mon visage, mes doigts vont et viennent contre une peau brûlante et mon nez se niche à ce même endroit. Je pense que je me réveille, ou alors que je rêve... Va savoir.

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MessageSujet: Re: Quand c'est moi qui te suis, toi tu m'oublies... [PV Joachim ♥] [Terminé]   Dim 27 Nov - 22:12

Quand c'est moi qui te suis, toi, tu m'oublies...

Adam Modestine ♥

Je lui laissa le temps de se réveiller, les sens aux aguets, je me méfiais du moindre craquement qui résonnait dans cette maison. J'étais trop habitué aux bruits qu'on entendait dans la rue et je préférais nettement ceux-ci que celui des craquements lugubres. Alors, que ce soit rationnel ou pas, je ne comptais pas redescendre de ce lit.

Je te dis que je ne suis pas à l'aise, laisse-moi dormir avec toi.

Un sourire coquin étire mes lèvres quand je l'entends me dire qu'il doit se rhabiller et je me retiens de justesse de l'allonger sur le matelas pour lui montrer que ça ne me dérange absolument pas qu'il soit nu. Rien que l'idée de penser son corps fébrile sous le mien, je sens une douce chaleur envahir mon bas ventre. Merde... Ce mec m'excite sans même s'en rendre compte.

Je garde le silence tandis que j'entends le froissement des vêtements qu'on enfile. C'est dommage... Je n'émets aucun commentaire et je le laisse à nouveau se glisser dans les draps. Il reste bien de son côté, mais ça ne m'empêche pas de me mettre sous les draps à mon tour et de venir me coller à lui. J'adore la chaleur et le contact, alors j'en profite allègrement. Mon bras se place autour de lui et sans demander mon reste, je m'endors comme un félin qui détient sa proie.

C'est les rayons du soleil en plein visage qui me tire du sommeil et ça me fait grogner, mais rapidement, je me rends compte que j'ai un agréable massage sur les pectoraux, au départ, j'ai l'impression que c'est un gros chat qui fait ses griffes sans la douleur qui accompagne. J'abaisse un peu la tête et je constate que ce n'est nul autre qu'Adam qui semble dormir comme un bébé. La lumière du jour me permet de l'observer et ses traits fins lui donne l'air d'un ange et je ne peux m'empêcher de le serrer un peu plus fort contre moi.

Il sent bon... Par contre... C'est très embêtant, parce que mon corps réagit à la pression du sien. L'érection matinale... Doucement, je le repousse en me permettant un baiser sur ses lèvres qui ressemble plus à un effleurement qu'autre chose. Et enfin, je me lève.

Je veille à ce que la couette reste sur lui et sans attendre je saute en bas du lit. Mon pied atterrissant sur un mouchoir qui reste collé à la plante...

Mais qu'est-ce qu'il y a dans ce mouchoir pour que ça colle autant ?

La plupart des gens ne voudraient pas savoir, mais j'ai bien envie de le taquiner si c'est bien ce que je pense. Je retire doucement ce fameux mouchoir avant de sortir de la chambre pour aller aux toilettes et je me trompe entre celles-ci et la salle de bain.

Quel rêve... Je n'ai jamais durer aussi longtemps dans une maison aussi confortable. Enfin, le lieu où j'habitais quand j'étais gamin c'était confort aussi, mais disons qu'ici, c'est beaucoup plus libre que lorsque l'on vit en communauté.

Mon corps a bien récupéré, je me sens en super forme. Et j'oublie les règles de convenance pour entrer dans la salle d'eau. La baignoire me fait de l'oeil et je m'amuse à sentir les flacons qui décorent les bords jusqu'à en mettre dans le fond pour ensuite faire couler de l'eau chaude.

Sans attendre plus longtemps, je plonge dans le bain qui est en train de couler et je ne me soucie même pas de la porte encore grande ouverte.

Oh... C'est un homme, il sait bien comment on est fait.

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MessageSujet: Re: Quand c'est moi qui te suis, toi tu m'oublies... [PV Joachim ♥] [Terminé]   Lun 28 Nov - 17:50


Quand c'est moi qui te suis, toi tu m'oublies...
Je suis cloué sur place, totalement pétrifié. Je suis une statue de cire pour tant de raisons et si peu à la fois. C'est simple, presque rien, une pression, une infime pression, un effleurement. Et pourtant, c'est si compliqué. Je ne comprends pas mon corps qui manque de réaction et qui en a tant à la fois. Me croit-il endormit ? Probablement. Je m'étais bien rendu compte, oui, que je me réveillais en pelotant ses muscles, cependant je ne m'étais pas attendu à sentir autant de sensation contre moi. De son corps d'homme à ce baiser superficiel, discret.

Et cette remarque à propos dudit mouchoir qui traînait au sol. Merde... je n'ai pas envie, je n'avais pas envie qu'il découvre. Je me sens si honteux, si gêné. Je reste prostré dans mon lit alors que lui s'en va de ma chambre et il a l'air plutôt en forme, je pense que la nuit l'a régénéré. Et j'avoue avoir plus que bien dormi moi aussi. Pourtant, nous nous sommes couchés tard. D'ailleurs, je ne sais pas quelle heure il est.

Quand je me lève enfin, et que j'ajuste mon T-shirt bien trop long, je ne prends même pas la peine de regarder l'heure. J'ai envie de profiter de ma journée et je descends tranquillement, en entendant que fonctionne l'eau de la salle de bain, pour aller lui prendre ces affaires que j'ai descendues hier. Un aller-retour pour rien... Je ne lui en tiens même pas rigueur. Je monte de nouveau, tout simplement et j'avance jusqu'à la porte de la salle de bain où il se trouve, la porte est grande ouverte, et je suppose que c'est une invitation à pouvoir entrer, autrement il aurait fermé, non ?

Je tâche de ne pas le regarder une seule seconde quand je passe le pas de la porte. Je pose les affaires sur le vasque et m’accroupis afin de sortir une serviette de bain, une de toilette pour ses cheveux.

▬ J'ai un sèche cheveux dans l'armoire juste ici, que je lui montre du doigt et divers soins pour cheveux... pas pour les bouclés mais je pense que ça ira. Puis des soins pour le corps aussi et... si tu veux du bain moussant, il y en a dans l'étagère à côté de toi. Je t'ai apporté des vêtements propres et je vais prendre les tiens pour les laver. Tu peux prendre ton temps, je vais commander un truc pour déjeuner aussi, je ne sais pas ce que tu préfères, un asiatique me tente bien, mais un italien ça me... wah... ça... ça me va aussi...

J'ai parlé, beaucoup, d'un coup, pour évacuer la gêne que j'ai de me trouver dans un endroit aussi exigüe avec lui, parce qu'il est nu, et moi presque. Cependant, je pensais chacun des mots que je disais. Il va falloir qu'il mange et qu'il reprenne des forces, et c'est à ce moment que je lui proposerais, de nouveau, de travailler avec moi -gracieusement, je sais... mais il me tarde de voir ma librairie à neuf.

Mais ce wah était totalement fortuit. Je ne voulais certainement pas le sortir quand je l'ai regardé dans son bain. Parce qu'au moment où je me suis penché pour prendre ses vêtements sales, j'ai eu une vue imprenable sur son corps entier. Et tendu... La chaleur, certainement. Je suis certainement encore plus gêné qu'avant et je n'arrive plus à détacher mon regard de son corps.

Évidement, je n'ai jamais caché à qui que ce soit mes penchants, mais ce n'est pas pour autant que je suis une personne qui saute sur tout et n'importe quoi. Pour dire, je suis vierge et l'acte en lui même ne m'intéresse absolument pas... je n'y ai jamais réellement pensé. J'ai des envies et des besoins comme tout le monde, mais je ne pense pas qu'il soit convenant que je le fasse avec quelqu'un que je ne connais, ni ne fréquente. Alors pourquoi je pense à tout ça ?

▬ Je vais te laisser terminer de prendre ton bain, Joachim. Prends tout ton temps, laisse-moi juste le temps de mettre cette maudite machine en route et je sors.

Alors je lance le programme, je mets ses vêtements dedans, je mets la lessive, je prends le temps de tout bien programmer et je n'arrive pas à sortir de cette fichue salle de bain. J'expire doucement, comme si ce geste allait me donner un peu de confiance, ou de force. Toujours devant cette machine, et avant d'appuyer sur le démarrage, je retire mon T-shirt et mon boxer, je me mets nu et je remercie le ciel de ne pas être rouge à en mourir. Enfin, je mets cette lessive en marche et je m'approche de la baignoire où je plonge un pied pour jauger la température. Je grimace, c'est hyper chaud... Rien qu'à être penché dessus, mes lunettes sont brouillées de buée et je les retire. Mon corps entier est crispé quand je rentre définitivement dans l'eau .

J'ai les jambes ramenées contre moi et je ne le regarde pas. Pourtant, je sais qu'il m'a fait de la place, mais je ne pensais pas aller aussi loin déjà maintenant. Alors je reste recroquevillé, ma peau rouge et le souffle court à cause de toute cette chaleur soudaine sur mon corps.

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MessageSujet: Re: Quand c'est moi qui te suis, toi tu m'oublies... [PV Joachim ♥] [Terminé]   Mar 29 Nov - 19:25

Quand c'est moi qui te suis, toi, tu m'oublies...

Adam Modestine ♥

Chacun de mes muscles se relâchent dans l'eau brûlante. Mes yeux sont clos et je profite de la petite vapeur qui caresse mon visage pour soupirer de bien-être. Ça fait des mois et des mois que je n'ai pas connu le bonheur de prendre un bain. Des douches froides à cause d'un boiler capricieux ou encore une toilette rapide avec le risque d'attraper la mort. Au bout d'un moment, je me redresse, mes cheveux sont plaqués contre mon front et je dois remettre quelques mèches en place pour dégager ma vue.

L'arrivée d'Adam ne me surprend pas plus que ça, je suis tellement habitué à ne pas avoir eu d'intimité dans l'endroit où j'ai vécu. Je me contente de l'écouter et d'hocher la tête de temps en temps sans même savoir s'il le voit ou non et sa proposition me met l'eau à la bouche...

Heu... J'aimerais bien un grec... Si t'aimes ça. Je sais que ce n'est pas forcément ce que les gens préfèrent. Mais, disons que je suis assez accroché à mes origines... Tu sais la moussaka et tout... Mais si tu n'aimes pas, n'importe quoi fera l'affaire.

J'arrête soudainement l'acte de me laver les cheveux en entendant son "wah", mon regard croise le sien et je ne peux m'empêcher de lui adresser un sourire coquin, je l'ai vu me dévorer des yeux. Bénis soit Dame Nature de m'avoir gâté physiquement, bien que niveau santé, Elle aurait pu mieux faire. Mes canines grignotent un peu ma lèvre inférieure et je décide de faire rouler mes muscles pour l'aguicher un peu plus. On peut bien m'insulter de fils de pute. C'est la vérité, après tout.


Tu ne me déranges pas, tu sais. Si tu as quelque chose à faire dans la salle de bain, je t'en prie, ne te gênes pas pour moi.

De nouveau, je retourne à ma besogne, rinçant grossièrement ma broussaille dans l'eau, j'en profite pour saisir le gel douche pour m'en parfumer, le pauvre, je suis en train de lui vider ses bouteilles. Mais j'aime tellement toutes ces différentes odeurs, ça me rappelle mon pays natal. Je ressemble à un gosse qui découvre l'eau pour la première fois en m'amusant à souffler sur les bulles que j'arrive à capturer dans mes paumes. Ce n'est que lorsque mes iris captent les longues jambes opalines entrer dans l'eau que mon attention est entièrement absorbée par la vue de corps entièrement nu face à moi.

Il est beau... Sculpté par les anges. Je suis certain que si Dieu existe, Il doit se damner d'avoir perdu une telle perle. Pendant un instant, j'ai presque honte de lui montrer mon corps ravagé par les années de combats et de survies. Cet être paraît bien trop pur... Sans vraiment en prendre conscience, je lui laisse toute la place qu'il veut, j'ai presque peur de le toucher. C'est risible quand on pense que hier soir, j'étais prêt à lui sauter dessus sans aucune gêne.

Tu veux que je sortes pour que tu prennes ton bain tranquillement ?

Je passe mes doigts soudain nerveux dans mes boucles emmêlées et je grimace... Nom de dieu, ça va être un véritable calvaire à peigner. Je ne sais même pas si je vais m'y risquer, tiens...

C'est terrible... Je suis partagé entre le fait d'aller me coller contre lui et le fait de sortir immédiatement. Adam dégage ce genre d'aura qui donne l'impression que rien ne pourrait l'atteindre, parce que rien ne lui arrive à la cheville. Non par suffisance, mais seulement parce que rien n'est aussi parfait.

Je me tortille dans l'eau, cherchant le gant de toilette que j'ai utilisé et je me rapproche pour tenter de le trouver et quand je crois le faire, je constate que ce n'est pas ce que je voulais. Le propriétaire des lieux est vraiment bien membré...

Merde...

Je ne retire pas ma main pour autant, elle semble figée sur cette hampe de chair et je sens ma salive passer difficilement le conduit de ma gorge. Bordel ! Reprends-toi Joachim !

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MessageSujet: Re: Quand c'est moi qui te suis, toi tu m'oublies... [PV Joachim ♥] [Terminé]   Jeu 1 Déc - 17:19


Quand c'est moi qui te suis, toi tu m'oublies...
Je ne sais pas ce qu'il m'a prit, de prendre un bain avec un parfait inconnu. D'autant plus que je ne sais pas ce qu'il a fait dans cette eau avant que je n'arrive -et je préfère ne pas y penser, évidement. Son eau est brûlante et je n'ai pas pour habitude de prendre un bain chaud -ni de prendre un bain, préférant de loin une bonne douche. Néanmoins, je ne rechigne pas, une fois mon corps habitué, je sens chacun de mes muscle se détendre doucement et c'est clairement apaisant. J'ai presque envie de prendre mon canard en plastique dans le tiroir sous le vasque, mais pas devant lui, merci.

Je secoue à peine la tête quand il me demande s'il me laisse tranquille ou non. Voyons, si ça avait été le cas, j'aurais attendu qu'il parte pour venir à mon tour. Je ne sais pas pourquoi, certainement une pulsion. Pourtant, c'est rare que je demande à avoir de la visite et je ne sors pas de mon appartement depuis que je l'ai. Excepté ces moments où je ne peux pas faire autrement. Je ne sais même plus quelle est la sensation de la pluie intense qui creuse la peau à trop frapper dessus. Je fais livrer mes courses, mes repas, mes commandes arrivent ici et comme je vis sur mon lieu de travail, ça m'arrange. Je ne vois pas grand monde, mes parents viennent. Quant à mes amis... disons que je n'ai pas gardé énormément de liens. Dans un sens, je ne suis pas celui qui se fera tuer par cet assassin en pleine rue ! Bon point pour moi. Je suis un ermite, reclus dans son antre. Et voir quelqu'un d'autre y évoluer me fait étrange autant que ça me fascine. Certainement parce qu'il a l'air fasciné lui aussi et je me prends au jeu de l'étudier. Même si je n'ai pas mes lunettes et que je ne vois que des taches informes et de la couleur dominante.

Je dois froncer les sourcils, plisser le nez pour y voir un peu mieux et il me faut tout un temps pour trouver un élastique et remonter mes cheveux afin de ne pas les mouiller. Parce qu'ils sont propres et que, de toute façon, je n'ai même pas mit mes soins. Dès que je me replace, je cherche ma fleur de douche -accessoirement ma brosse-, mais je suspends mon geste systématiquement quand je sens sa main sur ma... Nom de Dieu...

Ma réaction ne se fait pas attendre. Aussi myope sois-je, je sais très bien où se trouve son visage et je ne perds pas de temps pour le gifler, me reculant la seconde d'après aussi loin que ma baignoire me le permette. Quel... quelle outrecuidance !

▬ Mais enfin ! Je ne sais pas ce qu'il vous prend mais vous avez tout intérêt à ne pas recommencer ce petit jeu. Quand bien même je prends un bain avec vous, ce n'est pas une raison pour me sauter dessus parce que vous n'avez pas eu de chair fraîche entre les mains depuis un certain temps. Je suis certain qu'une prostituée saurait certainement mieux vous aider que je ne puisse le faire ! Goujat !

Et je me rends compte, juste après ma tirade, qu'il cherchait certainement autre chose quand je vois le gant de toilette flotter, caché presque intégralement par la mousse qu'il a pu mettre dans l'eau. Bravo Adam, c'était brillant de le gifler ainsi. Ceci dit, je ne me serais certainement pas laissé faire. Même si ce n'était pas son intention première -j'espère.

Quoi que... je dois bien avouer qu'il a un charme incroyable et qu'il ne me laisse pas totalement de marbre. Non ! Les relations d'un jour, ce n'est clairement pas pour moi. Je me suis juré, depuis toujours, d'avoir ma première fois avec la personne avec laquelle je serais certain de faire ma vie entière, car j'ai été élevé ainsi. Et orphelin que j'ai été, si j'ai un enfant un jour, je ne veux pas devoir l'abandonner pour quelle que raison que ce soit.

Le bain, malgré que l'eau soit bien chaude, m'a un peu refroidit, je dois bien l'avouer et je reste parfaitement silencieux le temps de me laver et de me rincer au pommeau de douche. Quand je sors, je mets en route le chauffage d'appoint pour ne pas attraper n'importe quoi et je m'enroule dans une sortie de bain bien épaisse et chaude. Je lui en sors une nouvelle d'ailleurs, et je file directement dans ma chambre pour m'habiller.

Je choisis ce qu'il y a de plus simple, un T-shirt noir sur un jeans slim de la même couleur... mais je doute que ça aille, je veux être un peu plus présentable devant... ahem... ma chemise blanche habituelle sur un pantalon en lin noir ajusté. Je conserve ce "chignon" à la va-vite et je repasse devant la salle de bain, dont j'ai légèrement fermé la porte, pas entièrement. Mais je ne le vois pas. Je reste devant ladite porte un instant, je repousse mes lunettes sur mon nez.

▬ Je vais commander Grec, ça ne me dérange pas du tout. Prenez votre temps, nous avons encore le temps de parler après votre bain.

En bas, je commande, je ne sais pas ce qu'il aime, mais je suppose qu'il n'est pas du genre à faire la fine bouche. Et on me dit qu'il y a trois quart d'heure avant que ça n'arrive. En attendant que monsieur la sirène termine sa petite affaire, j'ouvre un livre, celui-là même que j'avais hier quand je l'ai rencontré. Mais je ne parviens pas à lire.

Allongé dans le canapé, la couverture sur moi, je sens encore la douleur des cinq petites heures de sommeil. Cruelle journée. Je ne parviens pas à lire, je repense à ma rencontre avec cet individu pour le moins atypique. Autrefois je n'aurais certainement pas agi ainsi. Voire avec personne, peu importe l'époque dans laquelle je me trouve... C'est comme s'il utilisait sur moi un charme dont je ne connais pas l'enchantement -c'est agaçant et stupéfiant.

Je cale un peu plus ma tête sur les coussins incroyablement confortables, et c'est après avoir remonté la couverture que je pense que je me suis assoupi, encore une fois... C'est uniquement quand le vendeur arrive que je me réveille de nouveau et Sibérie boude dans un coin, comme toujours j'ai envie de dire. Je paie l'addition et je me demande si Joachim est encore dans le bain, rapidement je monte le voir -je ne tiens pas à ce qu'il se noie non plus le bougre et je ne retrouve plus personne, dans aucune des pièces.

Merde.

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MessageSujet: Re: Quand c'est moi qui te suis, toi tu m'oublies... [PV Joachim ♥] [Terminé]   Jeu 1 Déc - 18:50

Quand c'est moi qui te suis, toi, tu m'oublies...

Adam Modestine ♥

La gifle n'a pas tardé et j'aurais dû m'en douter dès le départ. Pourtant, ça ne m'a pas empêché de sursauter sous la douleur percutante qui a eu lieu juste après. Je ne réponds même pas à son insulte, je me contente d'attraper le gant de toilette et de me laver en vitesse. Nous ne prononçons pas un seul mot suite à cela et je me sens soudainement très mal à l'aise.

Je veux partir.

Patiemment, j'attends qu'Adam se rince et je lui prends presque le pommeau de douche des mains, mon regard évite le sien, ma mâchoire est crispée. C'est gifle n'est pas justifiée. Enfin si, elle l'est. N'importe qui aurait réagit de cette façon, mais je ne la méritais pas. C'était un accident. Comme si j'aurais voulu me laver avec son membre. N'importe quoi...

Je sors du bain, m'essuie et m'habille en quatrième vitesse. Ma fierté vient d'en prendre plein la gueule et j'enrage. Mon tempérament de feu à manqué de me pousser à le noyer. Mais, je ne le toucherais pas, parce qu'il m'impressionne et que ce type m'inspire bien plus de respect que la plupart des connards qui vivent sur cette terre.

Le miroir m'envoie mon reflet avec ma joue marquée et du bout des doigts, je retrace la marque qui picote encore. Tss... Ce n'est pas parce que j'ai été élevé par des prostituées que je n'ai pas d'éducation. Grognant quelques jurons dans ma langue natale, je tente de démêler mes boucles colorées, mais j'abandonne bien vite. Tant pis.

Avec un sourire de gamin, je me laisse glisser sur la rampe d'escalier comme je faisais quand j'étais gamin et je ne peux empêcher un rire de passer mes lèvres. C'est le genre de trucs qui me donnent le sourire aux lèvres en un rien de temps. Mais, une fois que j'arrive dans le salon, je reprends un air sérieux. Lentement, je m'approche du propriétaire des lieux qui semblent essayer de se concentrer pour lire et je ramasse mes sandales pour les enfiler avec habitude.

Laisse tomber pour le repas. Tu peux garder ce que tu as commandé en trop pour demain ou inviter qui tu veux pour le partager, après tout, tu es chez toi. Quant à moi, je vais partir. J'ai déjà trop abusé de ta gentillesse. Merci pour m'avoir aidé et accueillit.

Mes cheveux sont encore mouillés, j'ai bien envie d'aller les sécher pour profiter encore un peu de la chaleur, mais je n'ai plus envie de l'importuner. Pourtant, je ne suis pas du genre à être gêné, j'aime plutôt bien m'incruster chez les gens et les envahir. Mais pas avec lui...

Je ne sais pas pourquoi cette gifle m'a autant refroidit. A vrai dire, ça m'a plus blessé intérieurement que physiquement et je trouve ça ridicule. Ça ne fait que deux jours qu'on se connaît et je commence déjà à me mettre dans tous mes états. C'est n'importe quoi. Je pars vraiment de travers aujourd'hui.

Sans geste brusque au risque de l'effrayer, je saisis mon écharpe posée sur le canapé et l'enroule autour de mon cou. Elle sent des milliers d'odeurs à la fois en plus de la mienne et automatiquement, ça me réconforte.

Un miaulement attire mon attention et j'ai a peine le temps de me retourner que je me reçois un chat dans les bras, mes doigts glissent sur son pelage soyeux et je la soulève pour lui faire des bisous sur le ventre, elle apprécie en ronronnant et je la dépose rapidement au sol.

Encore une chose. Je suis désolé pour ce qui s'est passé dans la salle de bain. Ce n'était pas mon attention de te faire des avances, je ne te considères pas comme un bout de viande fraîche comme tu peux le penser. Je suis peut-être un gamin des rues. Mais mes mères m'ont élevé comme il faut.

Sibérie se frotte encore et encore contre mes jambes tandis que je commence mon chemin jusqu'à la porte. Je n'attends même pas sa réponse. A vrai dire, je crois que j'ai peur d'être encore blessé. C'est la première fois que ça m'arrive et... Ça m'effraie. Réaliser qu'un parfait inconnu peut vous briser en deux mots. Y a de quoi fuir.


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MessageSujet: Re: Quand c'est moi qui te suis, toi tu m'oublies... [PV Joachim ♥] [Terminé]   

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